28 avr. 2009

Séquence Latin 4° Le théâtre et la société

Les relations sociales sous la République
à travers le théâtre de Plaute

par Amandine Gioan, Collège Les Closeaux, Rungis


SEQUENCE III DE 4e / 10 séances prévues, 12 heures

Objectifs culturels :
- Découvrir les relations entre les différentes catégories sociales (patrons et clients, maîtres et
esclaves…) et les caractéristiques de ces catégories sociales.
- Découvrir le théâtre à Rome, à travers les comédies de Plaute.

Objectifs littéraires :
- Lire et analyser des textes de théâtre : monologues et dialogues issus de comédies de Plaute.

Objectifs linguistiques :
- Connaître les adjectifs de la première classe et le participe parfait passif.
- L’ablatif absolu.
- Connaître l’impératif présent actif.
- Apprendre le lexique des catégories et relations sociales et des spectacles.


Sommaire de la séquence

Supports principaux


-  Textes : Plaute, Les Captifs, I,1 ; Ménechmes, I, 1 ; Aulularia, IV, 4 ; Cicéron, Plaidoyer pour Murena, 70-71 ; Martial, Epigrammes, IX, 100 ; Molière L’Avare, I, 3.

-  Images : mosaïque représentant un masque de comédie et un masque de tragédie, mosaïque
représentant une sportula (panier-repas), mosaïque de la villa dite « de Cicéron » à Pompéi représentant des musiciens de rue, relief d’Aquiléia représentant un magistrat accompagné de son escorte.
Recherches sur Plaute et exposés des élèves sur le théâtre à Rome (origine, lieux, conditions des acteurs, costumes).

Bibliographie et webographie

  • manuel Magnard : Latin en séquences 4e (2002) ;
  • manuel Hachette : Lire le latin 4e (Mireille Ko) ;
  • manuel Nathan : Latin 4e (2004) ;
  • Dictionnaire de l’antiquité (Oxford) ;
  • Littérature latine : H. Zehnacker, J-C Fredouille, PUF ;
  • Le Théâtre à Rome, J.C. Dumont, M.-H. François-Garelli (le livre de poche)


Voir le tableau de la séquence

Séance 1 : Patrons et clients

Objectifs : lire un monologue de théâtre de Plaute, découvrir les liens unissant patrons et clients.


Fiche élève

pour le professeur

• objectifs : définir les objectifs de la séquence « les relations sociales », lire un monologue de théâtre de Plaute et découvrir les liens unissant patrons et clients.
• Support : Plaute, les Captifs, I, 1.
• Activités :

-  introduction nouvelle séquence : titre : demander ce que cela évoque, ce que cela implique, puis pourquoi étudier ce thème via le théâtre, intérêt.

-  Faire copier les grands objectifs de la séquence

-  Texte : lecture à voix haute

-  Réponse aux questions :
1. masques : Comme chez les Grecs, les acteurs portaient, à partir du 2ème siècle av. J.C., des cothurnes (chaussures à semelle très épaisse qui rehaussent la taille de l’acteur) et des masques, dont l’expression était adaptée à la situation heureuse ou malheureuse dans laquelle se trouvait le personnage, à tel ou tel moment de l’action. Les masques ont aussi la propriété d’amplifier la voix.

2. Le monologue d’Ergasile se situe dans la première scène de l’acte I des Captifs. On peut donc penser qu’il s’agit d’une scène d’exposition. (Ce genre de scène a pour but de présenter les lieux de l’action, les personnages, et le problème auquel ils sont confrontés). Première scène d’une pièce de théâtre qui a généralement pour fonction de donner aux spectateurs les renseignements nécessaires à la compréhension de l’intrigue.
Dans les pièces de Plaute, un prologue introduit les comédies (il établit le lien avec les spectateurs et expose la situation, fait soit par un perso de la pièce, soit par une divinité, ou une personnification, Pauvreté, Débauche…). Les première scènes le complètent ensuite, et servent soit à l’exposition, soit à la présentation d’un personnage particulier, ce qui correspond mieux à notre extrait : Ergasile, seul en scène, présente aux spectateurs sa qualité de parasite.

3. Traduction du bout qui manque : Comme les souris, nous mangeons toujours la nourriture des autres. Quand les affaires sont suspendues, quand les hommes vont à la campagne, du même coup les affaires sont suspendues pour nos dents.

4. Ergasile s’exprime à la 1 ère personne du pluriel, comme le montrent edimus (v. 1), sumus (v. 10), et l’adjectif possessif nostri (v. 3). Ergasile se fait le représentant des parasites, dont l’activité principale est bien résumée au vers 1 : « semper edimus alienum cibum ».
Il s’oppose ainsi aux citoyens plus riches, qui peuvent partir dans leur villa afin de prendre du repos (dum ruri rurant homines, quos ligurriant, v.2), donc aux patrons, qui par leur départ laissent les « affaires suspendues » pour les parasites (res prolatae, v.2 et 3 ; rebus prolatis, v. 6 et 9).
5. Ergasile compare successivement les parasites à des souris (mures v.1), des escargots (cocleae, v. 4), des chiens de chasse (venatici, v. 9), et enfin des molosses (molissici, v 10). Ces comparaisons ne sont guère valorisantes : les escargots et les souris sont considérés comme des animaux nuisibles, et le parallèle établi avec les chiens féroces met davantage en avant la hargne dont sont capables les parasites, ce qui ne les rend pas sympathiques. Ces comparaisons animalières peu flatteuses sont un moyen de nier toute dignité humaine à la catégorie sociale des parasites.
Les deux adjectifs qui contribuent à assombrir ce portrait sont odiosici (déplaisants) et incommodestici (peu commodes ) (v.11).
6. Plaute donne de la vivacité aux paroles de son personnage en jouant notamment sur les répétitions de mots (ex : prolatae res), sur les sonorités (allitérations, assonances, ex : dum ruri rurant… ligurriant, v. 8 ; molossici odiosici, incommodestici, v. 10-11), et en forgeant de nouveaux mots tels qu’ odiosici, incommodestici…
Par ailleurs, un des éléments du comique réside chez Plaute dans les interjections et les jurons (ex : hercle !, par Hercule !,v.12). [oral : Il faut ajouter que le théâtre à Rome est toujours accompagné de musique, il y a au moins un joueur de flûte et les grands monologues sont chantés par un cantor, tandis que l’acteur mime le texte.]

Remarque : Molosses = peuple grec réputé pour ses chiens de combat que les bergers utilisaient pour garder leurs troupeaux.

Réponses aux questions de lecture du texte « Profession : pique-assiette »
4. Ergasile s’exprime à la …………………….., comme le montrent ………….(v. 1), …………..(v. 10), et l’adjectif possessif …………(v. 3). Ergasile se fait le représentant des …………….., dont l’activité principale est bien résumée au vers 1 : « semper edimus alienum cibum ».
Il s’oppose ainsi aux …………………………., qui peuvent partir dans leur villa afin de prendre du repos (« dum ruri rurant homines, quos ligurriant », v.2), donc aux ………….., qui par leur départ laissent les « affaires suspendues » pour les parasites (res prolatae, v.2 et 3 ; rebus prolatis, v. 6 et 9).

5. Ergasile compare successivement les parasites à des …………..(mures v.1), des escargots (……………, v. 4), des chiens de chasse ( ………….., v. 9), et enfin des molosses (…………….., v 10). Ces comparaisons ne sont guère valorisantes : les escargots et les souris sont considérés comme des animaux nuisibles, et le parallèle établi avec les chiens féroces met davantage en avant la hargne dont sont capables les parasites, ce qui ne les rend pas sympathiques. Ces comparaisons animalières peu flatteuses sont un moyen de ……………………………………………….à la catégorie sociale des parasites.
Les deux adjectifs qui contribuent à assombrir ce portrait sont ………….(déplaisants) et ………………. (peu commodes )(v.11).

6. Plaute donne de la vivacité à la parole de son personnage en jouant notamment sur les ……………….de mots (ex : prolatae res), sur les ………………….(allitérations, assonances, ex : dum ruri rurant[…] ligurriant, v. 8 ; molossici odiosici, incommodestici, v. 10-11), et en ………………de nouveaux mots tels que odiosici, incommodestici…
Par ailleurs, un des éléments du comique réside chez Plaute dans les …………….. et les …………(ex : hercle !, par Hercule !,v.12).



Séance 2 : connaître la morphologie et l’accord des adjectifs de la première classe

Document élève

Interrogation

Séance 3 : civilisation, les rapports de clientèle

DOCUMENTS

1. Un autre parasite chez Plaute : PENICULUS / LABROSSE

Les jeunes gens m’ont nommé Labrosse ; pourquoi ? la table, dès que je mange, est aussitôt nettoyée. On tient les captifs à la chaîne ; on met des entraves aux pieds des esclaves fugitifs : très mauvaises précautions selon moi. Car si le malheureux a vu s’ajouter à ses maux un surcroît de misère, il n’en a que plus envie de fuir et de jouer de méchants tours. D’une manière ou d’une autre il se délivrera des fers. Enchaînez-lui les pieds, il lime un anneau, il fait sauter les clous avec une pierre ; on a perdu son temps. Voulez-vous garder sûrement un homme et l’empêcher de fuir ? vous n’avez qu’à l’enchaîner avec la bonne chère et le bon vin. Attachez-le par le museau à une table bien servie. Pourvu qu’on lui fournisse à manger et à boire tout son soûl et tous les jours, jamais par Pollux ! il ne prendra la fuite, eût-il encouru la peine capitale : pour le garder facilement, voilà de quels liens il faut le lier.[…]. Moi, par exemple, qui suis livré par sentence à Ménechme, je vais chez lui au-devant de la captivité. Cet homme-là ne nourrit pas les hommes ; il les rend gros et gras, il les fait prospérer. Je goûte sa médecine par-dessus toute autre.
Plaute, Ménechmes, Acte I, scène 1, v.77-99.


Quels points communs pouvez-vous trouver en comparant ce monologue à celui d’Ergasile (les Captifs) ?

2. IMAGE D’ UNE SPORTULA (voir le manuel Nathan)

3. Point de vue d’un patron… et d’un client

Les petites gens n’ont à l’égard de notre ordre (les sénateurs) qu’un seul moyen de mériter nos bienfaits et d’y répondre : nous rendre service en nous escortant durant nos candidatures. […] D’ailleurs, comme ils le disent eux-mêmes, ils ne peuvent ni plaider pour nous, ni se porter caution pour nous, ni nous inviter chez eux. Or, tout cela, ils l’attendent de nous, et ils croient ne pouvoir nous dédommager que par un dévouement assidu.
Cicéron, Plaidoyer pour Murena, 70-71.

Tu m’invites pour trois deniers et tu ordonnes, Bassus , que dès le matin je fasse le guet en toge dans ton atrium, qu’ensuite je m’accroche à tes côtés, je précède ta litière et me rende avec toi chez une dizaine de veuves. Ma toge est bon marché est usée et râpée. Je ne l’achète pourtant pas trois deniers, Bassus.
Martial, Epigrammes, IX, 100.


A quels services liés aux obligations du patronus comme à celle du cliens Cicéron fait-il allusion ?

De quoi Martial se plaint-il ? Que laisse-t-il penser de son patronus ?

4. IMAGE D’UN RELIEF : LE PATRON ET SON ESCORTE (voir le manuel Nathan)

ELARGISSEMENT
Dans quelles sociétés, actuelles ou passées, peut-on voir exister des types de liens sociaux analogues aux rapports romains de clientèle ?


Eléments de réponses pour la civilisation

  • Quels points communs peux-tu trouver en comparant ce monologue à celui d’Ergasile dans les Captifs ?


-  situation du texte (exposition (le prologue), présentation d’un personnage)

-  le type de personnage

-  ici quel lien est mis encore mieux en évidence ? (par sentence)

-  les jeux de mots de Plaute

-  même insistance par rapport à la nourriture.

  • « Clients » et « patrons » sont également persuadés qu’ils sont, entre eux, indispensables : mais qui fait la bonne affaire ? Voici deux textes qui présentent les points de vue respectifs de chacun.


- demander qui est Cicéron ?

- Martial = poésie remplie de récriminations sur sa pauvreté, d’appels au mécénat, mais on pense que était pas très démuni, d’ailleurs retour dans sa ville natale (bilbilis), une riche veuve lui offrit un domaine là-bas, et Pline le Jeune lui paya le voyage !!

  • donner la fresque : décrivez la scène, où le magistrat se trouve-t-il ?
  • débat


-  rapports de vassal-seigneur

- Sous l’Ancien Régime, les Richelieu, Mazarin et autres Colbert ont eux aussi beaucoup utilisé le clientélisme pour asseoir leur pouvoir et contenir la Fronde.


Politique : clientélisme : fait pour un homme politique ou un parti de chercher à élargir son influence par des procédés démagogiques, d’attribution de privilèges. Terme péjoratif inspiré de la pratique antique et couvrant les relations intéressées entre politiques et citoyens. Cette notion est aussi utilisée pour qualifier les relations entre les juges des tribunaux de commerce et les commerçants. Le clientélisme, s’entend ici, comme une faveur injustifiée accordée à une personne, souvent en échange de son vote.


Trouver tous les sens dans lesquels sont employés le mot clientèle :


- ensemble des clients d’un patricien

- fig. ensemble de gens qui soutiennent un parti politique
(= une clientèle électorale, = un public)

- ensemble de clients qui recourent, moyennant rétribution, aux services d’une même personne (clientèle d’un médecin)


- ensemble d’acheteurs.

SYNTHESE

PATRONS ET CLIENTS : UN CONTRAT DE FIDELITE

• Dans la société romaine, celui qui n’a ni influence personnelle, ni fortune s’attache à un plus puissant que lui, un patron (patronus), dont il devient le client (cliens). Le client est uni à son patron par un engagement mutuel très solennel, la fides (confiance, loyauté) : il accepte de dépendre complètement de son patron et le patron de le protéger.
• On est client d’une famille par tradition, de père en fils. Des groupes entiers s’attachent aussi à un homme puissant : habitants d’un même quartier, membres d’une même profession
• Tous les matins, le client vient saluer son patron en espérant être reçu dans l’atrium. Il l’accompagne dans ses déplacements au Forum ou dans les lieux publics : c’est le comitatus (l’escorte). Il le soutient en cas d’élection.
• Pour un riche Romain, avoir une nombreuse clientèle est un signe de puissance, indispensable s’il se lance dans une carrière politique. Le patronus trouve dans sa clientèle un réseau d’informateurs et de correspondants très utiles
• En retour, le patronus est tenu d’assister son client en justice, il l’aide dans ses affaires et lui fournit un « panier-repas » quotidien, la sportula, remplacée peu à peu par une somme d’argent équivalente.


Séance 4 : comprendre la formation et la traduction de l’ablatif absolu

Document élève

Séance 5 : découvrir les rapports entre les maîtres et les esclaves

Document élève

Séance 6 : comparer un dialogue de comédie chez Plaute et Molière

Plaute, Aulularia, Acte IV, scène 4
Euclion, Strobile
EUCLION - Sors de là, ver de terre, qui rampais là, en douce, à mes pieds, sans te montrer ! Maintenant que tu te montres, tu es un homme mort ! Par Pollux, l’ensorceleur, je vais t’arranger de la belle manière !
STROBILE - Quel tourment t’agite ? Qu’ai-je à faire avec toi, vieillard ?
EUCLION - Pose ça, si tu veux bien. Garde tes plaisanteries ; je ne ris pas, moi.
STROBILE – Que je pose quoi ? Non, par Hercule, je le jure, je n’ai rien pris ni rien touché.
EUCLION - Montre-moi tes mains !
STROBILE - Hé bien, je te les montre : les voici.
EUCLION - Je vois. Allez, montre-moi la troisième.
STROBILE - Fantômes, fantasmes, et idées folles tourmentent ce vieillard. [...]
EUCLION – Allons donc, enlève donc ton manteau !
STROBILE – A ta guise.
EUCLION- Que tu ne gardes rien entre tes tuniques.
STROBILE - Tâte où tu veux. […]
EUCLION – Tu l’as, c’est sûr.
STROBILE- Moi ? Je l’ai ? J’ai quoi ?
EUCLION- Je ne le dis pas : tu désires l’entendre dire. Ce qui est à moi, que tu as, rends-la.
STROBILE- Tu es fou.

Ce dialogue a particulièrement inspiré Molière dans L’Avare : Molière a réuni deux scènes de l’Aulularia (Acte I, scène 1 et Acte IV, scène 4) en une seule, la scène 3 de l’acte I, où il met dans la même situation Harpagon et La Flèche. Le vieil Harpagon soupçonne le domestique de son fils, La Flèche, d’en vouloir à son or…


Molière, L’Avare, Acte I, scène 3
Harpagon, La Flèche
Harpagon - Hors d’ici tout à l’heure, et qu’on ne réplique pas ! Allons, que l’on détale de chez moi, maître juré filou, vrai gibier de potence !
La Flèche, à part - Je n’ai jamais rien vu de si méchant que ce maudit vieillard et je pense, sauf correction, qu’il a le diable au corps.
Harpagon - Tu murmures entre tes dents ?
La Flèche - Pourquoi me chassez-vous ?
Harpagon - C’est bien à toi, pendard, à me demander des raisons ! Sors vite, que je ne t’assomme.
La Flèche - Qu’est-ce que je vous ai fait ?
Harpagon - Tu m’as fait, que je veux que tu sortes.
La Flèche - Mon maître, votre fils, m’a donné ordre de l’attendre.

Harpagon - Va-t’en l’attendre dans la rue, et ne sois point dans ma maison, planté tout droit comme un piquet, à observer ce qui se passe et faire ton profit de tout. Je ne veux point avoir sans cesse devant moi un espion de mes affaires, un traître dont les yeux maudits assiègent toutes mes actions, dévorent ce que je possède, et furètent de tous côtés pour voir s’il n’y a rien à voler. (...) Sors d’ici, encore une fois.

La Flèche - Hé bien, je sors.
Harpagon - Attends. Ne m’emportes-tu rien ?
La Flèche - Que vous emporterais-je ?
Harpagon - Viens çà, que je voie. Montre-moi tes mains.
La Flèche - Les voilà.
Harpagon - Les autres.
La Flèche - Les autres ?
Harpagon - Oui.
La Flèche - Les voilà. (...)
Harpagon - Allons, rends-le-moi sans te fouiller.
La Flèche - Quoi ?
Harpagon - Ce que tu m’as pris.
La Flèche - Je ne vous ai rien pris du tout. (...)

Séance 7 : séance tice

Objectifs :

- Apprendre à naviguer et à sélectionner des informations sur un site internet .

- Se documenter sur les différentes catégories sociales et la citoyenneté à Rome.


Sites internet utilisés :

- http://lemonderomain.free.fr

- http://www.ac-versailles.fr/pedagogi/anti/musee0.htm

Document élève

En prolongement de cette séance, il est proposé aux élèves de d’aller voir à quoi ressemblaient les théâtres romains sur le site suivant : http://www.unicaen.fr/rome/index.php .

Séance 8 : apprendre l’impératif présent actif

Document élève

Séance 9 : oral et civilisation

Exposé de deux élèves sur le théâtre à Rome. Prise de notes et remplissage d’une fiche permettant de donner son avis sur la prestation (élocution, richesse des informations, structuration…) ; réactions des camarades et commentaires du professeur, qui résume les idées à retenir ;
Dans la deuxième partie de la séance, les élèves effectuent par deux la lecture du dialogue de Plaute. Les camarades qui écoutent remplissent la même fiche pouèr donner leur avis sur la prestation (prononciation, rythme, ton …). Travail sur la prononciation et l’expressivité guidé par le professeur.

Séance 10 : évaluation

Fiche d’évaluation

Synthèse : être acteur à Rome

LE MODELE GREC

Le théâtre romain naît officiellement en 240 av. J.-C. : à la demande des magistrats romains, le Grec Andronikos traduit des pièces de théâtres grecques pour les premiers ludi scaenici (jeux scéniques).
D’autres auteurs comme Plaute écriront ensuite des pièces originales, mais toujours fortement inspirées de modèles ou de mythes grecs.

LES THEATRES

Il est d’abord interdit de construire des théâtres permanents. Le premier théâtre en pierre n’est construit qu’en 55 av. J.-C. par Pompée. Le théâtre romain est construit en plein air, les spectateurs sont assis sur des gradins disposés en demi-cercle. Rapidement les Romains favorisent le spectaculaire  : les dieux volent sur scène au moyen d’une machina tractoria (grue), les fantômes apparaissent et disparaissent au moyen de trappes…

LES ACTEURS

La condition d’acteur était considérée comme infamante. Les troupes d’acteurs étaient composées d’esclaves et d’affranchis, mais pas de femmes.
Les acteurs de tragédie portent de hautes coiffures, des masques à l’expression triste, de longues robes et des cothurnes (chaussures à semelles très épaisses). Dans la comédie, les acteurs portent des masques avec une expression grotesque et des sortes de pantoufles (les socci) ; les costumes définissent les personnages : les esclaves ont une tunique courte, les vieillards des costumes blancs, les jeunes gens des habits bariolés…

LES RESSORTS DU COMIQUE


-  le comique de situation : l’effet comique est produit par la situation d’un personnage dans l’histoire qui est racontée (surprises, rebondissements, coïncidences, retournements, etc.) L’aparté en fait partie : un personnage feint de se parler à lui-même et s’adresse ainsi directement au public.

-  le comique de gestes : la bagarre, la bastonnade…

-  le comique des personnages : le physique de certains provoque le rire, par ex. le parasite, aux oreilles décollées tant il a reçu de coups ! Le caractère peut être aussi comique : le valet effronté qui trompe son maître, le vieillard grincheux…

-  le comique verbal : la langage de la comédie, surtout chez Plaute, est souvent familier, parsemé de jurons ou d’injures, comme Hercule (par Hercule !), Edepol (par Pollux), Stolide (Idiot !).