Lettres
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Langues et culture de l'Antiquité

Concours Pythia

06 / 12 / 2007 | jmlabat

Qu’est-ce que c’est ?

Le concours européen de grec Pythia a eu lieu au printemps 2005 pour la troisième année consécutive sous la responsabilité de l’Université. La France participe ainsi aux programmes du Centre Culturel Européen de Delphes, organisme sans but lucratif patronné par le Ministère grec de la Culture et le Conseil de l’Europe. Il permet d’apporter une motivation supplémentaire aux lycéens, son thème pouvant être mis en relation avec les programmes de première et de terminale.

 

Qui est concerné ?

Il s’adresse aux élèves hellénistes de Première et de Terminale (option obligatoire et option facultative) des académies de Paris, Créteil, Versailles, région PACA, Besançon et Clermont-Ferrand.

 

Quelles sont les épreuves ?

L’épreuve, d’une durée de trois heures, consiste à traduire un texte d’une dizaine de lignes, tiré dune oeuvre au programme, et à répondre à des questions en rapport avec le thème choisi au niveau européen pour l’année.

 

L’académie de Créteil, lauréate 2004 du concours Pythia

Par Madame Ivorra-Bidault

À Melun (Seine et Marne), le lycée Jacques Amyot garantit des successeurs au traducteur de Plutarque. En 2004, Florian Barrière, élève de TL, a été présenté au concours Pythia par M. Tripp, son professeur, et l’a emporté sur une centaine de candidats d’Île-de-France. L’élève et le professeur ont été invités par le gouvernement grec à passer une semaine sur la terre d’Homère où Florian Barrière a reçu une couronne de lauriers –si - de la main du président de la république grecque.

Ce concours organisé par l’état grec est destiné à promouvoir l’enseignement du Grec ancien dans les établissements scolaires européens. Le centre culturel européen de Delphes, organisme patronné par le Ministère grec de la Culture et le Conseil de l’Europe, l’a lancé en 1995. Depuis 2002, la France a rejoint le Danemark, l’Espagne, la Belgique , l’Autriche, la Russie , les Pays-Bas, la Bavière et l’Irlande au rang des participants. Chaque pays sélectionne une ou plusieurs régions et y organise un concours Pythia sous la responsabilité des universités, selon un thème commun. Le thème retenu pour 2005 est celui du voyage.

En France, ce sont les régions Île-de-France et PACA qui sont concernées et les élèves hellénistes de première et de terminale. L’épreuve se déroule en avril, à la Sorbonne pour l’Île-de-France. Elle dure trois heures et comporte deux parties : d’une part une traduction avec dictionnaire d’un texte d’une dizaine de lignes assorti d’un contexte en français et éventuellement accompagné de notes, d’autre part de questions en relation avec le thème retenu.

La correction de l’épreuve est assurée par des universitaires bénévoles et des inspecteurs d’Académie volontaires. Monsieur Paul Demont, directeur de l’Institut de Grec à Paris IV, est pour l’Île-de-France le correspondant de cette initiative.

À leur retour à Melun, l’élève et le professeur ont été conviés à une cérémonie organisée par la mairie. Ils y ont reçu la médaille de la ville, qui entendait bien honorer les Humanités à travers ses deux représentants.

Mais l’histoire se poursuit. Les qualités d’helléniste de Florian Barrière ne se sont pas démenties depuis : il a en effet obtenu à l’écrit du baccalauréat un 19 sur 20 en grec, qui a sans doute contribué à lui assurer la mention « très bien ». Il est cette année entré en hypokhâgne à Louis le Grand.

Quant à Jacques Amyot, il continue à nourrir beaucoup de petits hellénistes (dix-neuf cette année en troisième !) qui deviendront grands…pourvu que Dieu leur prête vie.

L’avenir du concours

Le concours des Pythia : un bilan et un tournant (article de Paul Demont)