22 jui. 2011

Corriger un texte de façon collective avec le TNI

Contextualisation

Lorsqu’il restitue un devoir aux élèves, le professeur consacre un certain temps en classe à le corriger. Trop souvent, ce temps n’est pas perçu comme utile par les élèves qui se contentent d’attendre leur note s’ils n’ont pas encore leur copie ou qui attendent la fin de la correction sans nécessairement l’écouter car ils n’en voient pas l’intérêt.

Ce temps de correction permet pourtant à l’enseignant de réexpliquer aux élèves quelles erreurs éviter, comment les éviter, de clarifier pourquoi une réponse erronée l’est. Pour un travail d’écriture, c’est aussi le moment idéal pour dynamiser le temps de la réécriture en expliquant ce qu’il attend, en donnant la parole aux élèves pour échanger les techniques d’amélioration d’un texte, pour se donner mutuellement des pistes à explorer.

Le TNI facilite grandement ces tâches d’identification des erreurs, de mise en évidence des stratégies de correction et de réécriture. Tout d’abord en permettant une visualisation en très grand format d’une copie d’élève. Ensuite en facilitant les manipulations possibles sur cette image d’une copie.

Déroulement de l’activité

Le professeur projette une copie d’élève, anonymée, sur laquelle figurent les remarques faites (ou non, l’objectif pourrait aussi être d’élaborer les commentaires ensemble) mais aucune correction.


On utilise alors les fonctionnalités d’annotation du TNI pour approfondir le commentaire de la copie. On peut travailler sur la correction orthographique : par exemple, pour une erreur d’accord sujet-verbe, on fait entourer le sujet par les élèves ; on trace des flèches pour souligner les relations entre deux éléments et les nécessités d’accord.


Ces outils permettent également de mener la correction sur la copie directement au tableau : au besoin, on utilise le surligneur blanc comme on utiliserait du correcteur. Puis on réécrit par-dessus avec l’outil stylo. Toutes les erreurs orthographiques peuvent ainsi être aisément corrigées au tableau.

On peut également travailler sur la qualité lexicale du texte : on fait encadrer des répétitions pour les mettre davantage en évidence… Puis les élèves peuvent faire plusieurs propositions pour les éviter. On rectifiera également les impropriétés, les imprécisions directement sur la copie projetée.

 

Les difficultés syntaxiques sont plus difficiles à traiter puisque le texte n’est pas modifiable comme dans un traitement de texte. Mais on peut porter des indications sur le TNI en faisant des flèches par exemple pour montrer où devrait être placé un groupe ou un paragraphe.

Enfin, on pourra travailler sur l’enrichissement du texte en travaillant sur les manques, les ajouts attendus. On peut écrire au TNI quelques mots-clés au bon endroit, quelques exemples pour réfléchir en classe entière à ce qu’il serait intéressant d’ajouter : une description, un dialogue, une transition…


Quelles plus-values ?

Le TNI projette en grand la copie, ce qui a pour premier effet que les élèves suivent mieux l’observation de la copie car celle-ci est bien visible. La classe peut ainsi mieux voir les repérages nécessaires pour mieux corriger.

Le TNI concentre l’attention de la classe, ce qui permet d’être sûr que tout le monde parle bien de la même chose, que les élèves ne sont pas perdus. Cela doit aussi faciliter le débat avec l’ensemble de la classe sur l’explication de l’erreur et les moyens à mettre en œuvre pour la rectifier. Le TNI permet également tous les tâtonnements nécessaires au moment de rectifier une erreur : on peut toujours gommer ou revenir en arrière pour proposer une autre solution.

 

La possibilité de donner à voir les erreurs, la démarche de correction, les corrections et les passages à améliorer aide les élèves à mieux comprendre comment raisonner pour corriger, à mieux appréhender ce que le professeur attend d’eux quand il leur demande de réécrire leur texte, qu’il s’agisse simplement de correction ou d’amélioration du texte.

 

Addendum : comment numériser une copie ?

Le plus simple et la meilleure qualité : avec un scanner.

Sinon, c’est toujours possible mais moins pratique et de moindre qualité avec un appareil photo (attention aux effets de « bougé » et à la mise au point).

Il est aussi possible de faire une photo avec le module appareil photo de votre téléphone, à condition d’avoir le câble qui relie votre téléphone à l’ordinateur ou de pouvoir vous envoyer à vous-même la photo par courriel et de recevoir ce courriel sur un ordinateur dans la classe. Ou bien de la communiquer par Bluetooth.

Enfin, si vous disposez d’une Flexcam, vous pourrez faire à la volée une photo de n’importe quel support pendant le cours, y compris d’une copie d’élève.
Un article consacré à l’usage de la Flexcam en français : http://lettres.ac-creteil.fr/cms/sp...