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Séquence 4e - Ecrire un récit fantastique avec les TICE

25 / 05 / 2014 | A. Simon


Aymeric Simon, professeur au collège Gérard Philipe , Villeparisis

Niveau : 4e

Durée : 7-8 heures

Objectifs :

  • Etre capable d’écrire un récit complet d’au moins deux pages.
  • Ecrire pour autrui : prendre en compte un point de vue extérieur -l’avis du lecteur- pour améliorer son texte.
  • Réinvestir les notions littéraires et linguistiques abordées pendant la séquence dans une production complète.

Contexte : L’activité se présente comme un atelier d’écriture. Cette séquence d’écriture suit une autre séquence principale intitulée « L’art et le fantastique au 19e siècle ».

Supports :
Site internet du Musée du Louvre présentant une sélection d’œuvres regroupées par thèmes : http://www.louvre.fr/selections


Outils TICE :

  • Tablette numérique
  • Tableau numérique interactif
  • Logiciel de traitement de texte Open office
  • Logiciel en ligne Framapad.

Démarches et activités :
A partir d’une œuvre d’art choisie sur le site du musée du Louvre, les élèves ont d’abord organisé l’introduction, puis l’ensemble de leur récit à l’aide d’une application permettant de construire des cartes mentales. Après la rédaction des récits sur traitement de texte et dans une démarche collaborative, il leur a été proposé en fin de séquence d’améliorer le dénouement de leur récit en s’appuyant sur le logiciel Framapad.

Apport spécifique des TICE :

  • Faciliter la conception et l’organisation d’un récit complet.
  • Faciliter la communication et les échanges entre élèves-lecteurs à propos de leurs productions écrites.
  • Multiplier les outils d’aide à la rédaction (site internet, dictionnaires en ligne, application Le conjugueur…)

Déroulement de la séquence d’écriture

Cette séquence d’écriture a été menée au mois de décembre avec une classe de 4ème. Lors de la première partie de l’année, la majeure partie des élèves de cette classe a montré des difficultés dans l’élaboration et le développement des travaux d’écriture. Le moment de l’écriture longue se présentait donc comme une étape délicate où des difficultés et même des blocages risquaient d’apparaitre. Ainsi, il m’a semblé utile de mobiliser des outils TICE pour aider les élèves à aborder plus sereinement cette nouvelle forme d’écriture.
Etant donné le nombre limité de tablettes numériques dont dispose l’établissement, les élèves ont été répartis par groupe de deux pour mener cette activité. Ce recours au travail en binômes s’est finalement avéré être un avantage pour eux dans la mesure où ils ont pu se répartir les tâches à effectuer notamment lors des séances mobilisant des outils TICE.

Séance n°1

Objectif : choisir l’œuvre d’art autour de laquelle bâtir son propre récit fantastique.
Support : site internet http://www.louvre.fr/selections et une tablette numérique par binôme.


Les élèves ont pu naviguer sur le site proposant une sélection d’œuvres classées par thème avant de fixer leur choix sur une œuvre. Le site propose des entrées par thèmes : Héros, Faites vos jeux, Parures, Musique… Chaque élève a donc d’abord choisi un thème puis une œuvre à l’intérieur de ce thème. Chaque binôme a dû ensuite ne conserver qu’une seule œuvre. Pour faire ce choix, il leur a été rappelé qu’ils devaient conserver l’œuvre qui les inspirait le plus et qu’au sein du binôme, ils pouvaient déjà échanger leurs idées sur le récit à venir. Il leur a ensuite été proposé de compléter une fiche sur l’œuvre choisie afin de réunir des informations utiles à la rédaction de leur récit (dimensions, matière, histoire de l’œuvre...). En fin d’heure, plusieurs binômes ont pu venir au tableau présenter l’œuvre qu’ils avaient choisie par l’intermédiaire du tableau numérique où étaient projetées les pages su site Internet du musée du Louvre.

Séance n°2

Objectif : préparer l’introduction de son récit fantastique.
Support : tablettes numériques et application SimpleMind qui permet de créer des cartes mentales.


Les élèves ont préparé la rédaction de l’introduction de leur récit fantastique au moyen d’une application permettant de créer rapidement des cartes mentales. Les consignes portaient essentiellement sur la nécessité d’ancrer le début de leur histoire dans un cadre réaliste et d’insérer l’apparition et la description de l’œuvre d’art à la fin de l’introduction. La carte mentale a aidé les élèves à concevoir rapidement le canevas de leur introduction en renseignant les questions : Où ? Quand ? Qui ? Quel personnage ? Quoi ? et pourquoi ?
En fin d’heure, plusieurs binômes sont venus au tableau présenter la carte mentale qu’ils avaient construite. Pour cela, le logiciel de contrôle à distance Teamviewer a permis de projeter l’écran de la tablette de ce binôme sur le tableau numérique interactif afin de la rendre visible à l’ensemble de la classe et de faciliter les explications orales des élèves.


Exemples de cartes mentales réalisées par les élèves au moyen de l’application Simplemind  :


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Carte mentale 1


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Carte mentale 2

Séance n°3

Objectif : écrire l’introduction de son récit fantastique en y insérant une description de l’œuvre d’art.
Support : tablettes numériques et cartes mentales réalisées lors de la séance n°2



Cette séance a été consacrée à la rédaction de l’introduction sur papier à l’aide de la carte mentale et des images du site du musée du Louvre. Les élèves ont donc pu fréquemment consulter leur carte mentale mais aussi l’article du Louvre sur l’œuvre d’art choisie afin d’en faire la description à la fin de leur introduction. En fin d’heure, les élèves ont pu développer leur carte mentale en recherchant des éléments surnaturels progressifs qui leur permettraient de développer leur récit. Ils pouvaient pour cela s’appuyer sur des notions linguistiques et littéraires étudiées lors de la séquence précédente comme l’expression des sentiments et des sensations du personnage, l’utilisation des verbes de perception ou encore l’emploi de comparaisons et de métaphores.

Séance n°4

Objectif : écrire l’introduction et les premiers événements surnaturels du récit.
Support : Tablettes numériques (applications SimpleMind et Le conjugueur), logiciel Open Office, et un accès internet (dictionnaires en ligne).

Cette séance de deux heures a été consacrée à la rédaction des événements surnaturels du récit fantastique. Les élèves, en salle informatique, ont disposé d’un ordinateur et d’une tablette par binôme afin de rédiger les textes. Après la première heure de rédaction, l’observation d’un récit projeté au tableau a fait prendre conscience à certains groupes de l’importance de faire apparaître progressivement les faits surnaturels et de remobiliser tous les éléments étudiés pendant la séquence précédente.
Ainsi, dans la deuxième heure, certains groupes ont pu amorcer la réécriture d’une partie de leur récit tandis que d’autres progressaient vers la fin de leur histoire. Tout au long de ces deux heures, les élèves ont eu la possibilité de corriger leur texte en utilisant l’application Le conjugueur et les dictionnaires en ligne.

Séance n°5

Objectif : écrire la suite de son récit fantastique.
Support : salle informatique, logiciel Open Office.


Lors de cette séance d’une heure en salle informatique, les élèves ont continué la rédaction de leur récit tout en mobilisant les mêmes outils numériques que lors de la séance n°4.

Séance n°6

Objectif : écrire une fin qui laisse le lecteur dans le doute par rapport aux événements racontés.
Support : Logiciel Open Office, logiciel en ligne Framapad et les récits écrits par les autres binômes.


L’objectif de cette séance a été d’amener les élèves à prendre en compte les remarques d’un autre binôme sur la construction de la fin de leur histoire qui devait contenir un retour au monde réel, un objet qui soit un reliquat des faits surnaturels racontés dans le reste de l’histoire ou tout autre élément qui fasse douter le lecteur.
Le logiciel Framapad est un logiciel d’écriture collaborative qui permet d’écrire depuis plusieurs postes différents sur un même document appelé Pad et qui regroupe les outils essentiels du traitement de texte. Un code couleur distingue les différents scripteurs.
Avant cette séance, plusieurs Pad différents ont été créés par l’enseignant. Chaque Pad a accueilli deux binômes qui avaient d’abord pour consigne d’écrire la fin de leur propre récit. Ensuite, chaque binôme a lu le récit de l’autre binôme afin de pouvoir se conseiller réciproquement sur la fin choisie. Ce logiciel permet aux élèves d’intervenir directement sur le texte du groupe partageant le Pad mais également d’échanger sur les fins des récits au moyen d’un tchat incorporé à chaque Pad.

Exemple de Pad utilisé par les élèves pour la rédaction de la fin de la nouvelle :

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Exemple de Pad

Plue-value des TICE

Les tablettes numériques

L’application SimpleMind a été très rapidement prise en main par les élèves qui ont l’habitude de manipuler les claviers numériques par le biais des smartphones. Par ailleurs, cette application a mis en confiance tôt dans l’activité les élèves en difficulté qui appréhendent parfois les écritures longues. A travers cette application, ils ont pu dès la deuxième séance obtenir une image globale et rassurante de l’histoire qu’ils allaient écrire.
La tablette utilisée en classe est venue en complément de travaux d’écriture sur papier (rédaction de l’introduction notamment) et cela a permis à certains élèves qui préfèrent ce support de pouvoir profiter des documents et des supports numériques tout en conservant l’écriture papier. Par ailleurs, le format plat de la tablette et la possibilité de la poser comme un manuel sur la table a facilité pour les élèves l’alternance entre les phases d’écriture et les phases de recherche et de tâtonnements par le biais des outils numériques de la tablette (Le conjugueur, dictionnaires en ligne, photos de l’œuvre d’art)
Lors de la phase d’écriture sur le logiciel de traitement de texte en salle informatique, la tablette a fait aussi office de second outil numérique permettant d’optimiser le travail des deux membres du groupe : un élève prenant en charge la rédaction du récit sur l’ordinateur, pendant que l’autre pouvait, par le biais des outils de la tablette, vérifier la conjugaison d’un verbe, l’orthographe d’un mot ou encore la cohérence de ce que le camarade était en train d’écrire avec l’organisation prévue par la carte mentale du binôme.

Le logiciel en ligne Framapad

L’usage de ce logiciel en ligne demande d’avoir dans son établissement une connexion internet au débit suffisant au risque de voir le logiciel s’interrompre fréquemment (arrêt de l’écriture).
Le logiciel offre d’abord un gain de temps en ce qu’il propose un aperçu immédiat de ce qu’un autre scripteur est en train d’écrire. Cependant, il a bien fallu préciser aux élèves l’importance de se consacrer d’abord à l’écriture de sa propre fin avant d’aller lire le travail de l’autre groupe. Dans la phase d’évaluation du texte de l’autre groupe, les élèves ont souvent eu du mal à hiérarchiser leurs conseils et remarques. Beaucoup ont voulu par exemple relever immédiatement des fautes d’orthographe sans véritablement accorder de l’attention à l’organisation du texte et au respect des consignes. Un code couleur dans la partie « tchat » des Pads pourrait permettre cette hiérarchisation des remarques.




 

 

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