Lettres
&
Langues et culture de l'Antiquité

  Accueil > Textes officiels > A trier > Epreuves orales de l’EAF : quelques (...)

Epreuves orales de l’EAF : quelques exemples de questions

20 / 06 / 2007 | le GREID Lettres

| Retour lycée
| Retour à l’accueil |


Télécharger le document
au format texte

Avertissement
Quelle
formulation des questions ?

Première
partie de l’épreuve
 :

- Quelle
fonction de la question ?

- Quelles questions possibles ?
- Quelles questions éviter ?
- Quel type de réponse exigible
 ?

Seconde
partie de l’épreuve
 :

- Quelle fonction de la question ?
- Elargissement du texte à un texte
proche ou au groupement de textes

- Elargissement du texte à l’œuvre
intégrale

- Elargissement du texte à une ou
plusieurs lecture(s) cursive(s)

- Elargissement du texte à l’objet
d’étude

- Elargissement du texte à l’image
fixe ou mobile




Avertissement

Au fil des 4 inter
académiques qui se sont déroulées pendant le
premier trimestre de cette année scolaire, différents
groupes - composés de professeurs, de professeurs-formateurs
et d’inspecteurs - ont réfléchi aux épreuves
orales de l’EAF, aux questions qui devront être posées,
à leur formulation et à leurs fonctions.

La note qui suit
reprend l’essentiel de ces travaux. Elle propose aux examinateurs
une liste non limitative d’exemples de questionnements possibles.

Elle ne limite en
rien la liberté des examinateurs et suggère simplement
certaines démarches susceptibles de faciliter le travail
d’élaboration des questions.

Elle ne prend sens
qu’en fonction des textes déjà existants ( BO
n° 26 du 28 juin 2001, Epreuves de français applicables
à compter de la session 2002 des épreuves anticipées
des baccalauréats général et technologique

et BO n°1 du 3 janvier 2002 : Complément d’information
sur les modalités et l’organisation pratique des épreuves
).

Haut
de la page


Quelle formulation des questions ?

  • Les
    questions doivent être claires et accessibles. Elles ne
    peuvent exiger du candidat un travail de décryptage préalable
    que l’emploi d’un métalangage exagérément
    technique rendrait nécessaire.

  • La
    première question relève d’une tournure interrogative
    directe ( « Ce texte vous paraît-il… ?
     » ou « En quoi/ Pourquoi/ Comment/ Dans quelle mesure
    ce texte… ? »).

  • La
    seconde question peut être posée de façon
    plus indirecte ( « Vous vous demanderez si…
     », « Vous vous interrogerez sur… »)
    ou utiliser une formule destinée à orienter la réflexion
    de l’élève (« Vous réfléchirez
    à … »).

Haut de la page

Première
partie de l’épreuve

Quelle fonction de la question ?

  • Elle
    porte sur un texte. C’est donc le caractère
    spécifique du texte qui appelle la question.

  • Elle
    porte sur un texte déjà connu du candidat.
    Elle n’appelle donc pas une découverte du texte
    mais sa relecture, en fonction d’une orientation précise,
    indiquée par la question.

  • Elle
    appelle l’étude d’un aspect essentiel du texte.
    Elle n’induit donc ni une étude pointilliste ni une
    analyse qui se voudrait exhaustive.

  • Elle
    permet au candidat d’aborder tout à la fois le
    sens et les choix d’écriture

    - soit en partant de l’observation pour élaborer
    progressivement] une interprétation,
    - soit en partant d’une interprétation pour la justifier
    par l’étude des choix d’écriture.

  • Elle
    permet d’évaluer les capacités du candidat
    à :

    - comprendre la question qui lui est posée
    - comprendre, au sens littéral du terme, le
    texte
    qui lui est proposé,
    - trouver dans ce texte des éléments de réponse
    à la question en prenant appui sur sa connaissance de
    l’objet d’étude
    - mettre en relation ces différents éléments
    pour parvenir en prenant appui sur le texte à une réponse
    construite.

Haut de la page

Quelles questions possibles ?

  • Questions
    portant sur l’ensemble du texte donné, mais pouvant
    prendre appui plus particulièrement :

    • sur
      le titre :
      -
      En quoi le titre annonce-t-il / éclaire-t-il le texte
       ?

    • sur
      un court passage, indiqué par l’examinateur
       :
      -
      En quoi tel passage est-il une clef possible pour la lecture
      du texte ?
      - En quoi tel vers est-il représentatif de l’ensemble
      du poème ?
      - En quoi le premier vers annonce-t-il le déroulement
      de l’ensemble du poème ?
      - En quoi l’anecdote des lignes …à… sert
      - elle la démonstration ?

    • sur
      la comparaison de deux brefs passages, indiqués
      par l’examinateur :
      -
      le début et la fin d’une scène théâtrale,
      - deux courts portraits ,
      - un texte et quelques variantes.

    • sur
      la recherche, par le candidat, d’une série
      d’extraits
       :
      - Quelles sont, dans ce texte, les formules les plus révélatrices
      de la thèse soutenue par l’auteur ? Justifiez
      votre choix.

  • Questions liées :

    • à la composition ou à la construction
      du texte :
      - étapes d’un dialogue théâtral
      et enchaînement des répliques,
      - construction d’un portrait,
      - composition d’un sonnet.

    • au mouvement du texte :
      - évolution d’un raisonnement,
      - progression d’une argumentation,
      - développement d’une métaphore filée.

    • à la visée du texte ( implicite, intentions
      cachées, double sens ) et à ses enjeux :
      - En quoi ce texte est-il un apologue ?
      - Quelles sont les valeurs morales qui sous tendent ce texte ?
      - En quoi ce texte est-il une forme d’art poétique
       ?
      - En quoi tel portrait a-t-il une valeur argumentative ?
      - Quel est l’enjeu de cette lettre ?

    • à la réception du texte par le candidat
       :
      - Quelle réaction la lecture de ce texte suscite–t-elle
      en vous ?
      Justifiez votre réponse en prenant appui sur le texte.
      - Les procédés argumentatifs employés
      dans ce texte vous paraissent-ils efficaces ? Pourquoi ?

  • Questions amenant à étudier le texte :

    • par rapport à un genre :
      - Quelle relation s’établit dans ce texte
      entre le narrateur adulte et l’enfant qu’il a
      été et met en scène ?
      - Comment s’opère dans ce texte la mise en forme
      du souvenir ?
      - Comment ce poème joue-t-il avec le langage ?

    • par rapport à une esthétique :
      - Par quels aspects ce texte se rattache-t-il à
      l’esthétique baroque ?

    • par rapport à un registre, ou à l’articulation
      de plusieurs registres
       :
      - Quels sont les éléments susceptibles de
      susciter le rire dans ce texte, et quelle forme de rire ?
      - Ce texte vous paraît-il devoir susciter le rire ou
      l’émotion ?

Avec un intérêt particulier accordé :

    • à l’utilisation du genre ou du registre
       :
      - Comment l’auteur tire- t-il parti du genre épistolaire
      pour mettre en valeur l’anecdote racontée ?
      - Quel traitement particulier l’auteur fait-il subir
      dans ce texte au genre…et dans quel but ?
      - Dans quelle mesure cette lettre vous paraît-elle être
      considérée – ou non – comme une œuvre
      littéraire ?

    • aux écarts entre le code, la norme et le texte
       :
      - En quoi ce texte échappe-t-il au genre épistolaire
       ?
      - Quel est l’effet produit par la construction particulière
      de ce sonnet ?

Haut de la page

Quelles questions éviter ?

  • toute question de type purement formaliste qui n’induirait
    qu’un simple relevé, de vocabulaire, de figures
    de style ou de procédés d’écriture
     ;

  • toute question d’ordre uniquement psychologique,
    qui n’entraînerait pas une approche littéraire
    du texte et aboutirait, par exemple, à une simple analyse
    du « caractère » de tel ou tel personnage.

Haut de la page

Quel type de réponse exigible ?

On insistera seulement ici sur la liberté qui doit
être laissée au candidat dans la présentation
ordonnée de sa réponse.

Haut de la page

 


Seconde partie de l’épreuve

Quelle fonction de la question ?

La seconde question
est simplement destinée à lancer l’entretien.
Elle définit le champ de l’interrogation et appelle,
fondamentalement, un élargissement de la réflexion,
amenant le candidat à mettre en relation le texte
avec un ensemble plus vaste.

Elle fixe un thème,
délimite un champ ouvert à l’intérieur
duquel le candidat sait qu’il sera guidé par l’examinateur
au fil d’un dialogue constant.

Il s’agit donc
pour le candidat de se préparer à un entretien, en
rassemblant des éléments ou des arguments qui lui
permettront de nourrir les réponses qu’il apportera
dans un dialogue dont l’examinateur aura constamment l’initiative.

Cette seconde partie
de l’épreuve permet en outre de valoriser l’esprit
critique
et la culture personnelle du candidat.

On peut, dans cette
perspective, préciser en quoi consistent ces diverses formes
d’élargissement et proposer quelques exemples...

Haut de la page

Elargissement du texte à un texte
proche ou au groupement de textes

  • La question amène le candidat à établir
    des relations entre le texte et le groupement étudié
    pendant l’année ou à établir une comparaison
    avec un texte proche, proposé par l’examinateur.

  • L’entretien permet d’évaluer la capacité
    du candidat à :
    - circuler à l’intérieur du groupement,
    - envisager les différents textes en fonction de la problématique
    retenue,
    - confronter les textes - ou certains textes - entre eux pour
    en comparer le fonctionnement,
    - s’interroger sur des analogies ou des différences.

  • Il permet également de partir des textes du groupement
    pour ouvrir, au cours de l’entretien, un débat sur
    d’autres textes, qui, aux yeux du candidat, auraient pu
    faire partie du groupement.

Exemples :
- vous vous interrogerez sur l’efficacité des différentes
formes d’argumentation qui apparaissent dans ce groupement,
- vous réfléchirez aux raisons pour lesquelles le
lyrisme (ou tout autre registre ) s’exprime de façon
différente dans les textes X, Y …( ou dans un texte
proche),
- vous vous interrogerez sur le rôle que jouent les destinataires
dans les textes composant ce groupement,
- vous vous demanderez auquel de ces textes vont vos préférences
et vous vous préparerez à justifier votre choix,
- vous vous demanderez ce qui fait, pour vous, l’unité
des textes choisis.

Haut de la page

Elargissement du texte à l’œuvre
intégrale

  • La question amène le candidat à établir
    des relations entre un extrait et l’œuvre intégrale
    dont il est tiré.

  • L’entretien permet d’évaluer la capacité
    du candidat à :
    - circuler dans une œuvre pour mener une étude transversale
    ( fonction ou enjeu particulier de l’extrait dans l’économie
    de l’œuvre),
    - établir des relations (par exemple entre le texte qui
    vient d’être abordé et un ou des extrait(s)
    différent(s) de la même œuvre),
    - émettre un jugement critique (ce que le candidat a
    apprécié dans l’œuvre, ce qu’il
    n’a pas apprécié), sous réserve que
    cette critique soit justifiée et prenne appui sur le
    texte.

Exemples :
- vous réfléchirez à la fonction de ce passage
dans l’œuvre,
- vous réfléchirez à l’évocation
de l’univers de l’enfance / au rôle de la mémoire
et des souvenirs / à la présence du narrateur / au
désir de justification dans telle ou telle œuvre autobiographique,
- vous vous interrogerez sur l’évolution de tel personnage/
le rôle qu’il joue / les relations que plusieurs personnages
entretiennent entre eux,
- vous réfléchirez aux choix de mise en scène
que vous feriez si vous deviez monter cette pièce,
- vous vous demanderez si le poème étudié est
caractéristique du recueil (de son climat / de son registre
dominant / de ses thèmes / de la conception de la poésie
qu’il défend… ).

Haut de la page

Elargissement du texte à une ou
plusieurs lecture(s) cursive(s)

  • La question amène le candidat à établir
    des relations entre un extrait et une œuvre n’ayant
    pas fait l’objet d’une étude approfondie. Les
    attentes de l’examinateur ne peuvent être les mêmes
    que dans le cas d’un élargissement du texte à
    l’œuvre intégrale.

  • L’entretien permet d’évaluer la capacité
    du candidat à :
    - analyser des ressemblances ou des analogies,
    - analyser des différences ou des variantes,
    - formuler un jugement critique (cf.supra).

Exemples :
- vous vous interrogerez sur les aspects (de la poésie
/ du texte biographique / épistolaire…) que la lecture
cursive de…vous a permis de découvrir/de mieux comprendre,
- vous vous demanderez si la lecture cursive de… vous a permis
d’apprécier davantage la poésie / la littérature
épistolaire/ le mouvement culturel étudié dans
le cadre de la séquence … ,
- à partir des lectures cursives…vous réfléchirez
aux diverses formes du texte argumentatif et aux stratégies
qui s’y déploient,
- vous vous interrogerez sur l’apport de la lecture cursive
…/ des lectures cursives… à la séquence…,
- vous vous interrogerez sur les relations qu’entretient l’œuvre
abordée en lecture cursive avec le groupement et/ou l’œuvre
intégrale étudiés en classe.

Haut de la page

Elargissement du texte à l’objet
d’étude

  • La question amène le candidat à établir
    des relations entre le texte et l’objet d’étude
    envisagé dans son ensemble.

  • L’entretien permet d’évaluer la capacité
    du candidat à :
    - replacer le texte dans son contexte littéraire, artistique
    et culturel, (en particulier pour l’objet d’étude
    « mouvement littéraire et culturel »),
    - appréhender, en fonction de ce contexte, l’originalité
    du texte,
    - envisager, au – delà du texte, différents
    aspects de l’objet d’étude.

Exemples
- vous vous demanderez si l’expression du lyrisme, telle
qu’elle apparaît dans le texte …, est propre à
la poésie,
- vous vous interrogerez sur l’intérêt qu’il
y a à étudier des textes poétiques/ telle ou
telle forme poétique,
- vous direz en quoi le texte étudié vous paraît
représentatif (ou non) du mouvement littéraire et
culturel vu dans l’année.

Haut de la page


Elargissement du texte à l’image
fixe ou mobile

  • La question amène le candidat à établir
    des relations entre le texte et une ou plusieurs images.

  • L’entretien permet d’évaluer la capacité
    du candidat à établir des liens entre deux formes
    différentes de langage.

Exemples
- vous réfléchirez aux liens qu’on peut établir
entre le/les tableau(x)… et l’étude du /des texte(s)…,
- vous vous demanderez si l’étude du/des tableau(x)…
éclaire le/les texte(s)…,
- vous vous demanderez ce qu’a apporté l’étude
de l’image/des images…dans le cadre de la séquence…,
- vous vous demanderez si la découverte de l’adaptation
cinématographique du texte… vous a permis de mieux le
comprendre.

Le
groupe des Lettres de l’Inspection générale

 

| Haut de la page
| Retour lycée | Retour
à l’accueil
|

 

Fil twitter de @DANECreteil

0 | 5 | 10 | 15