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Meurtre à Saint Tropez

20 / 06 / 2007 | le GREID Lettres

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Meurtre à Saint Tropez

Roman écrit par Nadine BERNET et les élèves du collège Le Champivert de Crouy-sur-Ourcq 


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BIOGRAPHIE

Chonnebertiat est né en 1963, il a eu envie d’écrire à l’âge de dix ans, quand il reçut sa première machine à écrire. A l’âge de 20 ans il écrit un mini-roman policier, " Meurtre parfait " et fut publié dans les écoles primaires, il a aussi écrit " Meurtre à Saint-Tropez " à l’âge de 34 ans et connu un grand succès. Il a écrit aussi " Vacances mouvementées " et " Donner c’est donner, reprendre c’est tuer ". Il mourut à l’âge de 37 ans à cause d’un cancer des poumons. Mais sa lecture est toujours aussi aimé des jeunes lecteurs.

Chapitre 1

Mickaël Dupond rentrait de son cabinet très fatigué de sa journée. Jeune docteur, ses heures de loisirs étaient consacrées à ses recherches scientifiques sur son ordinateur, et pour se détendre, il allait une fois par semaine faire un poker avec des copains. Julie Mauriat, son infirmière assistante, secrètement amoureuse de lui, les recevait tous les vendredis pour ce poker.
Cela faisait quelques mois qu’il avait sympathisé avec Céline Scotch, Steven Colla, Patchika Tamarran. Ils formaient tous les cinq une très bonne équipe.

 

Chapitre II

Ce vendredi, Mickaël allait se rendre chez son amie Julie pour sa partie de poker. Il quitta son laboratoire et se dirigea vers sa voiture. Il allait s’installer au volant lorsque qu’un homme le frappa à la tête. Mickaël s’écroula par terre. L’homme lui vola son véhicule et s’enfuit. Il s’arrêta deux heures plus tard dans une ruelle obscure pour déposer le véhicule volé et récupérer la sienne. L’affaire s’annonçait mal, il avait été dérangé au moment où il allait s’emparer de l’ordinateur. Cette vieille femme aurait pu choisir un autre moment pour promener son chien. Il lui faudrait donc recommencer.

Mais il allait devoir attendre. L’homme agressé allait certainement être sur ses gardes. Il faudra bien choisir le moment de la prochaine tentative. Pendant qu’il réfléchissait, Mickaël reprit connaissance, sa voiture avait disparu. Encore dans le brouillard, il retourna au laboratoire. Le gardien qui le vit arriver le visage défait, tout sale, vint vers lui en s’inquiétant de ce qui lui était arrivé. Mickaël lui expliqua son agression.

Il répéta à la police son histoire, puis retourna chez lui.
C’est deux mois plus tard que l’inconnu remit ça. Il avait étudié soigneusement Mickaël et connaissait ses habitudes. Ce vendredi là, Mickaël se rendit chez Julie avec son ordinateur. Après l’avoir déposé dans le coffre de Julie, ils commencèrent leur partie de carte. Le voleur attendit que la soirée soit bien entamée pour commettre son larcin. Après être rentré dans la maison, alors qu’il avait presque fini le téléphone du bureau sonna. Il se réfugia derrière la porte, Julie venait d’entrer et allait décrocher. Elle remarqua que le coffre était ouvert et sortit en courant prévenir Mickaël. Celui-ci surprit le voleur au moment où il allait se sauver. Il lui sauta dessus mais pas assez rapidement, l’homme eut le temps de se retourner et à la grande stupeur de Mickaël lui enfonça la lame d’un couteau en plein cour.
Alors que les autres arrivaient il s’écroula dans une large flaque de sang. L’inconnu s’était enfui en laissant son butin.

 

Chapitre III

L’inspecteur arriva sur les lieux quelques heures plus tard. Les témoins étaient entassés sur le divan. Ils faisaient peine à voir. Les agents de police avaient déjà entamé l’enquête, et c’est vers eux qu’il se dirigea en premier. Après constatation des faits, il s’avéra qu’un jeune médecin avait été tué alors qu’il avait surpris un voleur. L’inspecteur Christophe Boutey, se présenta ensuite aux témoins. Son adjoint, Pierre Musset le suivait et prenait des notes sur un petit calepin. Après avoir décliné leurs identités, ils expliquèrent en détails leur soirée et la triste fin de leur compagnon. Le crime avait eu lieu chez Julie et elle s’attendait à un interrogatoire plus sévère. L’inspecteur les scrutait les uns après les autres et s’arrêta sur elle. Elle s’était mise debout. Le crime avait eu lieu chez elle et elle s’attendait à un interrogatoire plus sévère. Le policier lui demanda ce que contenait le coffre. Elle lui répondit que Mickaël emmagasinait des données importantes sur son ordinateur, concernant de nouveaux médicaments et traitements sur les maladies rares.

Par sécurité et pour protéger son travail, il mettait son ordinateur dans son coffre avec les échantillons de ses recherches. Elle lui précisa qu’ils n’étaient que tous les deux à être au courant. Quelqu’un avait dû les espionner. Elle ne voyait pas qui.

Aucun indice dans le bureau, aucune empreinte, seul des traces de pas sur la pelouse encore humide de la pluie de l’après-midi, laissait penser que le voleur portait des baskets taille 42-43.
L’inspecteur fureta encore un peu dans la pièce et se rendit dehors sur l’appel de son adjoint. Derrière un fourré, un morceau de papier à peine mouillé avait été trouvé et on pouvait y lire : "C.R 23 02.03 ".

Le voleur avait dû le perdre en s’enfuyant. Alors qu’il rentrait pour demander si quelqu’un pouvait lui dire à quoi ce papier correspondait, une jeune femme se présenta à l’inspecteur. Belle, élégante, elle prétendit qu’elle rentrait chez elle et qu’elle avait vu les voitures de police chez Julie sa voisine. Elle venait voir ce qu’il se passait. L’inspecteur la regarda bizarrement, elle lui dit qu’elle connaissait Julie et s’était inquiétée de ce remue-ménage. Christophe Boutey, lui demanda son nom et la fit entrer. Rebecca Candice pénétra donc à sa suite dans la maison.

Elle alla vers Julie qui lui relata les faits. L’inspecteur la regarda attendant de voir sa réaction. Elle ne cilla pas et entoura de ses bras Julie qui s’était remise à pleurer.

L’adjoint présenta à Rebecca le morceau de papier. Elle le lut et dit ne pas savoir ce qu’il voulait dire. Elle le lui rendit en fronçant les sourcils. Ce qui n’échappa pas à l’inspecteur. Il en savait assez pour ce soir. Il se retira et laissa tout ce petit monde seul. Après s’être tous salué ils regagnèrent chacun leur domicile. Christophe Boutey et son adjoint attendaient dans leur voiture cachée un peu plus loin. C’est quand ils virent Rebecca Candice monter en voiture et non rentrer chez elle qu’ils démarrèrent. Instinctivement, ils la suivirent pendant une heure. Une heure après elle s’arrêta elle s’arrêta devant une petite maison, descendit de la voiture et rentra sans frapper comme si elle connaissait bien les lieux. Ils se faufilèrent à leur tour derrière la maison. Le salon était éclairé et assis dans un fauteuil un jeune homme fumait en lui répondant qu’il n’y était pour rien dans cet échec.

Elle faisait les cents pas dans la pièce en se tordant les doigts nerveusement. Près du fauteuil, une paire de baskets crottées gisait. Il était vingt-trois heures. Les agents entendaient leur dispute. Elle lui disait qu’il n’aurait pas dû y aller dans cet état, qu’il avait encore abusé de la drogue et qu’on ne pouvait pas compter sur lui. Non seulement il n’avait pas les disquettes et les échantillons mais il avait tué en plus un homme. L’inspecteur réfléchissait vite. "C. R", pouvait être les initiales de cette jeune femme, "23 02.03 ", c’était aujourd’hui, heure et date de leur rendez-vous, et leurs commentaires ne faisaient aucun doute. Il fit signe à son adjoint et pénétrèrent dans la maison discrètement.

 

Chapitre IV

A pas feutrés, les policiers arrivèrent au niveau du salon où se tenaient les bandits. Toujours en train de se quereller, ils ne les entendirent pas entrer. Sur la tablette du téléphone près duquel se tenait Christophe Boutey, un plan de chez Mickaël confirma ses soupçons. Sortant leurs armes de leurs étuis, ils pénétrèrent en trombe au milieu de la pièce. Surpris, les deux lascars se retournèrent en même temps, une lueur de panique dans les yeux. Ils n’eurent pas le loisir de faire un mouvement, les agents les plaquèrent au sol et leur passèrent les menottes. Conduits au commissariat, ils avouèrent après des heures d’interrogatoire acharné, être les acteurs de ce crime. Ils pensaient négocier au plus offrant leur butin et pouvoir ainsi continuer à couler des Jours paisibles.

Mais c’était compter sans la finesse et l’intelligence de l’inspecteur Boutey. Ils seraient punis pour leur crime et passeraient leurs jeunes années derrière les barreaux d’une prison.

 

FIN

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Parus dans la même collection et par le même auteur :

Meurtre parfait

Meurtre à Saint-Tropez

Vacances mouvementées

donner c’est donner, reprendre c’est tuer

 

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