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Séquence latin 2de : Le lion d’Androclus, d’Aulu Gelle à saint Jérôme

20 / 06 / 2007 | le GREID Lettres

 

Bartolommeo Bellano (attribué à)
Saint Jérôme et le lion
(vers 1490-1495, bronze à patine noire, h. 25 cm)

[louvre.edu], photo RMN, D. Arnaudet

Simon Bening
Paysage avec saint Jérôme pénitent (détail)
( vers 1530, détrempe à l’œuf sur papier collé sur panneau,
28,7 cm x 19,3 cm)

[louvre.edu], photo RMN

par Mme Elisabeth Grillon,
professeur au lycée Thibaud de Champagne à Provins

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Déroulement de la séquence

Séance 1 : Lecture de l’ensemble du texte d’Aulu-Gelle.

Lecture d’abord dans la traduction française puis dans le texte latin quand celle-ci n’est plus donnée.

Qui raconte quoi ? Repérer l’enchâssement des récits. Souligner dans le texte latin et français.
Qui raconte où ? Relever pour chaque locuteur les indications de lieu importantes et ce qui permet de dater l’événement : cf note
Proposer un titre autre que Le lion d’Androclus.

Séance 2 : Etude des § 5 à I0.

Lecture avec texte et traduction.

  • le rôle du hasard
  • la nature du spectacle : le combat de bêtes ; quels critères de sélection ?
  • la mise en valeur du lion
  • l’apparition d’Androclus

Les élèves répondent en se servant de citations du texte latin.

 

Spagna
Saint Jérôme dans le désert (détail)
(1511, huile sur panneau, 39,3 cm x 29,3 cm)

[louvre.edu], photo Erich Lessing

Moment de revoir dans la 3ème déclinaison leo leonis, m. et corpus oris, n.
Découvrir un emploi du datif : esse curae alicui et autres expressions semblables.
Découvrir un emploi de l’ablatif dans la description.

Séance 3 : Texte latin §12 à 14

Traduction par groupes.

Que se passe-t-il sur le plan des temps entre 11 et 12 ?
Etude particulière de la coordination : que relie et ou -que ?
Donner d’emblée solution pour ad contuendum leonem et videres

Séance 4 : Texte § 21 à 25

Lecture en classe et repérage de :

  • phrase et propositions
  • subordination et liaison
  • groupes de mots, mots essentiels pour la compréhension

Qu’est-ce qu’un verbe déponent ?
Le participe : les relever, les classer, savoir les décliner.
Remettre petite version : § final.

Séance 5 : Corrigé de la version et élargissement du sujet à partir du retable d’Issenheim

D’une histoire édifiante à la légende de saint Jérôme.

 

Révision par la lecture de l’ensemble du texte d’Aulu-Gelle

3 ème déclinaison, participe, déponent, valeur du présent de l’indicatif

 

 

 

 

Simon Bening
Paysage avec saint Jérôme pénitent
( vers 1530, détrempe à l’œuf sur papier collé sur panneau,
28,7 cm x 19,3 cm)

[louvre.edu], photo RMN

 

Séance 6 : Contrôle, corrigé, lecture de paraboles : le grain de sénevé, le levain pour dire abscondita

Trouver sur Internet ou dans des livres d’autres représentations du lion avec ou sans saint Jérôme.
Le lion, l’animal du désert.

 

Texte

Le lion d’Androclus,
Aulu-Gelle, Nuits Attiques, V, 14.

Quod Apion, doctus homo, qui Plistonices appellatus est, vidisse se Romae scripsit recognitionem inter se mutuam ex vetere notitia hominis et leonis.
XIV.1. Apion (1), qui Plistonices appellatus est, litteris homo multis praeditus fuit. ... 4. Hoc autem, quod in libro Aegyptiacorum quinto scripsit, neque audisse neque legisse, sed ipsum sese in urbe Romana vidisse oculis suis confirmat. 5. " In Circo maximo (2), inquit, venationis amplissimae pugna populo dabatur. 6. Ejus rei, Romae cum forte essem, spectator, inquit, fui. 7. Multae ibi saevientes ferae, magnitudine bestiarum excellentes, omniumque invisitata aut forma erat aut ferocia. 8. Sed praeter alia omnia, leonum inquit, immanitas admirationi fuit, praeterque omnes caeteros unus. 9. Is unus leo corporis impetu et vastitudine, terrificoque fremitu et sonoro, toris comisque cervicum fluctuantibus, animos oculosque omnium in sese converterat. 10. Introductus erat inter complures caeteros ad pugnam bestiarum datus servus viri consularis. Ei servo Androclus nomen fuit. 11. Hunc ille leo ubi vidit procul, repente, inquit, quasi admirans stetit, ac deinde sensim atque placide tanquam noscitabundus ad hominem accedit. 12. Tum caudam more atque ritu adulantium canum clementer et blande movet, hominisque sese corpori adjungit, cruraque ejus et manus prope jam exanimati metu lingua leniter demulcet. 13. Homo Androclus inter illa tam atrocis ferae blandimenta amissum animum recuperat paulatimque oculos ad contuendum leonem refert. 14. Tum, quasi mutua recognitione facta, laetos, inquit, et gratulabundos videres hominem et leonem. " 15. Ea re prorsus tam admirabili maximos populi clamores excitatos dicit, arcessitumque a Caesare (3) Androclum, quaesitamque causam cur ille atrocissimus leo uni parsisset. 16. Ibi Androclus rem mirificam narrat atque admirandam 17. " Cum provinciam, inquit, Africam proconsulari imperio meus dominus obtineret, ego ibi iniquis ejus et quotidianis verberibus ad fugam sum coactus, et, ut mihi a domino, terrae illius praeside, tutiores latebrae forent, in camporum et arenarum solitudines concessi ; ac, si defuisset cibus, consilium fuit mortem aliquo pacto quaerere. 18. Tum, sole, inquit, medio rapido et flagranti, specum quandam nanctus remotam latebrosamque, in eam me penetro et recondo. 19. Neque multo post ad eamdem specum venit hic leo, debili uno et cruento pede, gemitus edens et murmura dolorem cruciatumque vulneris commiserantia. " 20. Atque illic primo quidem conspectu advenientis leonis territum sibi et pavefactum animum dixit. 21. " Sed postquam introgressus, inquit, leo, uti re ipsa apparuit, in habitaculum illud suum, vidit me procul delitescentem, mitis et mansuetus accessit ; ac sublatum pedem ostendere mihi ac porrigere, quasi opis petendae gratia, visus est. 22. Ibi, inquit, ego stirpem ingentem, vestigio pedis ejus haerentem, revelli, conceptamque saniem vulnere intimo expressi, accuratiusque sine magna jam formidine, siccavi penitus atque detersi cruorem. 23. Ille tunc mea opera et medela levatus, pede in manibus meis posito, recubuit et quievit. 24. Atque, ex eo die, triennium totum ego et leo in eadem specu eodemque victu viximus. 25. Nam, quas venebatur feras, membra opimiora ad specum mihi suggerebat, quae ego, ignis copiam non habens, sole meridiano torrens edebam. 26. Sed ubi me, inquit, vitae illius ferinae jam pertaesum est, Ieone in venatum profecto, reliqui specum ; et, viam ferme tridui permensus, a militibus visus apprehensusque sum et ad dominum ex Africa Romam deductus.
27. Is me statim rei capitalis damnandum dandumque ad bestias curavit. 28. Intelligo autem, inquit, hunc quoque leonem, me tunc separato, captum gratiam mihi nunc beneficii et medicinae referre. " 29. Haec Apion dixisse Androclum tradit, eaque omnia scripta circumlataque tabella populo declarata atque ideo cunctis petentibus, dimissum Androclum et poena solutum, leonemque ei suffragiis populi donatum (4). 30. " Postea, inquit, videbamus Androclum et leonem, Ioro tenui revinctum, Urbe tota circum tabernas ire : donari aere Androclum, floribus spargi leonem, omnes ubique obvios dicere : " Hic est leo hospes hominis, hic est homo medicus leonis. "

Notes :
1 - Apion : rhéteur alexandrin du 1er siècle ap.J.C., auteur d’une histoire d’Egypte et de commentaires sur Homère. A. Gellius est un grammairien du 2ème siècle ap.J.C
2 - Les combats de bêtes étaiet présentés, soit au forum dans des amphithéâtres dressés pou la circonstance, soit au cirque avant qu’il y eût des amphithéâtres permanents. Le Grand Cirque remonte aux origines ; quant à son emplacement, (entre Aventin et. Palatin), il fut aménagé et réaménagé au cours des siècles.
3 - L’Empereur, Caligula, selon la version a C. Caesare.
4 - Noter que c’est toujours le public qui décide du sort des gladiateurs et condamnés aux bêtes ; l’empereur n’a plus qu’à entériner sa décision. Ce fut à Rome une mode de posséder des bêles fauves apprivoisées.

 

Traduction

XIV. Histoire racontée par Apion, surnommé Plistonicès qui affirme avoir vu Rome un lion et un esclave se reconnaître mutuellement.

Apion, surnommé Plistonicès, était un auteur rempli d’érudition, très remarquable surtout par la variété de ses connaissances sur l’antiquité grecque. On estime assez généralement le recueil dans lequel il a consigné tout ce que l’Égypte offre de plus merveilleux dans ses monuments ou dans les traditions de ses habitants. Toutefois, dans le récit de ce qu’il a lu ou entendu dire, il est trop prolixe ; il se laisse trop entraîner à l’exagération par le désir de produire de l’effet car il aime beaucoup à faire parade de sa science. Mais le fait qu’il rapporte dans le cinquième livre de ses Egyptiaques, il ne l’a ni lu, ni entendu raconter ; il affirme l’avoir vu de ses propres yeux à Rome, « Un jour, dit-il, tout le peuple romain était assemblé dans le grand Cirque, où l’on devait donner le spectacle d’une chasse d’animaux ; me trouvant à Rome, j’allai au Cirque ; on voyait dans l’arène une foule d’animaux d’une grandeur prodigieuse et d’une férocité extraordinaire, mais ce qu’on admirait surtout, c’était une troupe de lions énormes, parmi lesquels un entre tous, par sa taille monstrueuse, par ses bonds rapides, par ses rugissements terribles, par ses muscles saillants, par sa crinière flottante et hérissée, frappait d’étonnement les spectateurs et attirait tous les regards. Au nombre des malheureux condamnés à disputer leur vie contre ces animaux, se trouvait l’ancien esclave d’un personnage consulaire. Cet esclave se nommait Androclès. A peine le lion l’a-t-il vu de loin, ajoute Plistonicès, qu’il s’arrête comme saisi d’étonnement ; puis il s’avance doucement vers lui, s’approche peu à peu en le regardant comme s’il le reconnaissait ; arrivé près de lui il agite la queue d’un air soumis et, caressant, comme le chien qui flatte son maître ; il se frotte contre le corps de l’esclave, et lèche doucement les jambes et les mains du malheureux à demi mort de frayeur. Cependant Androclès, en se sentant caressé par le terrible animal, reprend ses esprits ; ses yeux s’entr’ouvrent peu à peu, il ose regarder le lion : alors on vit l’homme et le lion, comme s’ils se fussent reconnus mutuellement, se donner l’un à l’autre des marques de joie et d’attachement. A ce spectacle étrange, dit Apion, l’assemblée tout entière éclate en applaudissements ; César fait approcher Androclès, lui demande pourquoi seul il a été épargné par cette bête cruelle. Alors Androclès raconte l’aventure la plus étonnante et la plus merveilleuse : « J’étais, dit-il, esclave du proconsul qui gouvernait la province d’Afrique ; les coups et les mauvais traitements dont j’étais accablé tous les jours, sans les avoir mérités, me déterminèrent à prendre la fuite ; et, pour échapper aux poursuites d’un maître tout puissant dans cette province, je cherchai une retraite dans les sables et dans les déserts, résolu de me donner la mort, n’importe comment, si je venais à manquer de nourriture. Je marchais brûlé par les rayons ardents du soleil, alors au milieu de sa course, lorsque je trouvai sur mon chemin un antre ténébreux, isolé ; j’y pénètre, m’y cache. Peu d’instants après, je vis arriver ce lion, marchant avec peine ; une de ses pattes était toute sanglante ; il poussait des rugissements et des cris affreux que lui arrachait la douleur causée par sa blessure. D’abord la vue de ce lion qui se dirigeait de mon côté me glaça de terreur et d’effroi ; mais, dès qu’il m’eut aperçu au fond de l’antre qui évidemment lui servait de repaire, il avance d’un air doux et soumis, il lève sa patte, me la présente, me montre sa blessure et semble me demander du secours ; alors j’arrache une grosse épine enfoncée entre ses griffes, je presse la plaie et j’en fais sortir le pus qui s’y était formé ; bientôt revenant un peu de ma frayeur, j’épongeai soigneusement la plaie et on enlevai le sang. Le lion, que j’avais soulagé et délivré des ses souffrances, se couche et s’en dort paisiblement, sa patte dans mes mains. A partir de ce jour, nous vécûmes ensemble dans cet antre pendant trois ans, et nous partagions les mêmes aliments : le lion me portait, dans notre retraite, les meilleur morceaux des bêtes qu’il prenait à la chasse ; comme je n’avais pas de feu, je les faisais cuire aux rayons du soleil, à l’heure de midi. Cependant, commençant à m’ennuyer de la vie sauvage que je menais, un jour je profitai du moment où ce lion était à la chasse pour quitter l’antre, après trois jours de marche, je fus reconnu par des soldats qui me saisirent. Ramené d’Afrique à Rome, je parus devant mon maître qui sur-le-champ prononça mon arrêt de mort et me condamna à être livré aux bêtes. Je pense, ajoute Androclès, que ce lion a été pris aussi depuis notre séparation ; il me témoigne aujourd’hui sa reconnaissance de ce que je l’ai soigné et guéri. » Tel est le récit qu’Apion met dans la bouche d’Androclès. Aussitôt on écrit cette aventure sur une tablette que l’on fait circuler parmi les spectateurs. Cédant à la demanda de la multitude, César fait grâce à l’esclave, et, en outre, le peuple veut qu’on lui fasse présent du lion. « Ensuite, dit Apion, nous vîmes Androclès tenant le lion attaché par une faible courroie, parcourir les rues de Rome : on lui donnait de l’argent ; on jetait des fleurs pour le lion, et l’on s’écriait de tous côtés : « Voici le lion qui a donné l’hospitalité à un homme ; voici l’homme qui a guéri un lion » ».

Prolongement : du texte aux images, d’Aulu Gelle à la Vulgate

Le hasard a voulu que dans le temps où nous étudiions le lion d’Androclus, j’ai découvert le retable d’Issenheim, au musée de Colmar, chef-d’œuvre mondialement connu de Grünewald, monstre sacré de l’art occidental, que je ne connaissais pas.

J’ai été frappée d’entendre à propos de saint Jérôme représenté sur ce retable, ce que nous venions de traduire avec Aulu-Gelle : un lion blessé, une épine au désert, un medicus…

Sano di Pietro
Saint Jérôme et le lion (détail)
(1444, panneau, 23,5 cm x 37 cm)

[louvre.edu], photo Erich Lessing

Jacopo del Sellajo
Saint Jérôme dans le désert
(huile sur panneau, 60,7 cm x 41 cm)

[louvre.edu], photo Erich Lessing

 

Simon Bening
Paysage avec saint Jérôme pénitent (détail)
( vers 1530, détrempe à l’œuf sur papier collé sur panneau,
28,7 cm x 19,3 cm)

[louvre.edu], photo RMN

 

Recherches faites, l’histoire ne serait pas arrivée à saint Jérôme mais à un autre anachorète avec lequel il avait été confondu : soit, mais saint Jérôme est très souvent représenté avec un lion, au désert comme dans son cabinet d’étude ! En témoignent quelques-unes des représentations qui conjuguent le désert, le lion, la lecture et le chapeau de cardinal !

Spagna, Saint Jérôme dans le désert
(1511, huile sur panneau, 39,3 cm x 29,3 cm)
[louvre.edu], photo Erich Lessing

 

Battista Dossi
Saint Jérôme en prière dans un paysage
(huile sur toile, 106 cm x 153 cm)
[louvre.edu], photo RMN

Comme saint Jérôme est aussi l’auteur de la Vulgate, ce que je savais, j’ai pensé que cela pouvait terminer la séquence d’Aulu-Gelle. J’ai donc apporté une photocopie du retable d’Issenheim et fait découvrir aux élèves l’homme et le lion.

La conclusion s’ouvrait d’elle-même :

  • du paganisme au christianisme,
  • des récits anciens à la légende dorée des saints,
  • d’une histoire édifiante au commentaire religieux des Pères de l’église sur le dit lion : l’interprétation de la coexistence de l’homme et du lion, le sens du geste
  • et pour donner une autre histoire en latin, le choix d’une parabole, en latin d’église, avec traduction à côté, rappelait l’autre versant du médecin du lion tandis que la représentation de saint Jérôme avec le lion se comprend peut-être par les enjeux du temps et notamment la question du concile de Nicée, à savoir la nature de Jésus pour les chrétiens.

 

Mise en parallèle avec saint Jérôme

Saint Jérôme, né en Dalmatie, vient vers 354 à Rome. Il est un vir trilinguis et l’auteur de La Vulgate, c’est-à-dire la traduction latine, autorisée, de la Bible.
Il est souvent représenté avec un manteau rouge et un chapeau de cardinal, pour ses rapports avec le pape Damase.
Le lion vient d’une confusion avec l’anachorète saint Gérasime dont la légende veut qu’il ait apprivoisé un lion.
Voici donc une parabole tiré du Nouveau Testament, de l’Evangile de saint Matthieu.

Simile est regnum caelorum grano sinapis, quod accipiens homo seminavit in agro suo : quod minimum quidem est omnibus seminibus : cum autem creverit, majus est omnibus oleribus, et fit arbor, ita ut volucres caeli veniant, et habitent in ramis ejus. Aliam parabolam locutus est eis : Simile est regnum caelorum fermento quod acceptum mulier abscondit in farinae satis tribus, donec fermentatum est totum. Haec omnia locutus est Jesus in parabolis ad turbas ; et sine parabolis non loquebatur eis ut impleretur quod dictum erat per Prophetam dicentem :

Aperiam in parabolis os meum, eructabo abscondita a constitutione mundi.

" Le Royaume des Cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ. C’est bien la plus petite de toutes les graines, mais, quand il a poussé, c’est la plus grande des plantes potagères qui devient même un arbre, au point que les oiseaux du ciel viennent s’abriter dans ses branches. "
Il leur dit une autre parabole : " Le royaume des cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. " Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur parlait point sans paraboles. Ainsi devait s’accomplir l’oracle du prophète :

Ma bouche prononcera des paraboles,
elle clamera des choses cachées depuis la fondation du monde.


Bible de Jérusalem, Editions du Cerf, 1961.

 

  Pier Francesco Sacchi
Les Quatre docteurs de l’Église avec les symboles des quatre Évangélistes
(1516, huile sur panneau, 196 cm x 167,5 cm)

[louvre.edu], photo RMN, D. Arnaudet

 

Evaluation (sur 25 points)

1- Le lion d’Androclus : qui raconte quoi ? 2/3 lignes . 2 points

2 - Le récit évoque deux lieux, précisez lesquels. 5 lignes maximum 3 points

3- Montrez en quoi le récit d’Androclus est plus étonnant que le combat attendu.
ou : Par rapport au combat attendu, quel est l’effet du récit d’Androclus ? 15 lignes 4 points

4- Traduisez et expliquez : 12 points

- Hoc autem, neque audisse neque legise,
sed ipsum sese in Urbe Romana
vidise oculis suis confirmat.

Quelle construction reconnaissez-vous ? cf. aussi § 30

- Ejus rei, Romae cum forte essem, spectator fui.

- Qu’est-ce que cum ici ?

- Leonum immanitas admirationi fuit.
A quel cas est admirationi ?
traduire aussi : esse gaudio alicui, esse odio alicui.

- Ei servo Androclus nomen fuit.
Comment s’explique le cas de ei servo.

- Hunc ille leo ubi vidit procul, repente stetit.
Qu’et-ce que ubi ici ?

5 - Commentez la phrase finale dans sa construction : 2 points
Hic est leo hospes hominis,
hic est homo medicus leonis.

6- Quel rapport saint Jérôme peut-il avoir avec cette histoire ? Qui est saint Jérôme ? 2 points