Lettres
&
Langues et culture de l'Antiquité

Atra dies Martis

06 / 12 / 2007 | jmlabat



Madame Carrion, professeur de latin, a proposé à ses élèves de 3ème de traduire un texte d’actualité. Après une première approche individuelle, la classe a rédigé une synthèse de son travail. Si l’approche du sujet est facilitée par la connaissance de l’actualité, le vocabulaire du latin contemporain n’est pas toujours d’un abord évident pour les latinistes.

Traduction : Claire Babany, Matthieu Bernardini, Ahcène Boubekki, Delphine Colmant, Aurore Crespin, Marine Dahirel, Margot Delbreuve, Johanna Deveau, Vanessa Furet, Julie Grosland, Raphaëlle Gandolfo, Alizée Hör, Clélia Lelay, Justine Luna, Thomas Rivetti, Eric Siankam.



 

 

Le texte en latin

Nuntii Latini 21.9.2001

ATRA DIES MARTIS

Vigiles aliique succursores, qui in ruinis Manhattanensibus fumum emittentibus nulla mora interposita laboraverunt, postridie calamitatis diei quinque siphonarios servaverunt, postea autem neminem superstitem reppererunt. Victimae, quarum numerus in dies crescit, Neo-Eboraci sunt quinque milia sescentae quadraginta, Washingtoniae centum undenonaginta. Quinque milia quadringenti viginti duo homines in calamitate Neo-Eboracensi vi explosionum ita disparuerunt, ut corpora eorum adhuc non sint reperta. Erant inter victimas homines ex saltem sexaginta duabus nationibus oriundi. Cives Britanni, qui perierunt, erant inter ducentos quinquaginta et trecentos, Germani inter centum et ducentos.

BUSH ISLAMITAS AMERICAE DEFENDIT

Cum homines post ictus terroristicos in quibusdam partibus iram suam contra musulmanos vel Arabas in America habitantes vertissent, praesidens Bush Centrum Islamicum Washingtoniense visit, ut iniustis animi motibus finem imponeret. "Musulmani Americani", inquit, "operam pretiosam rei publicae tribuunt et digni sunt, qui reverenter tractentur. Facies terroris non est vera facies islamismi."

BIN LADEN AD IUDICIUM FLAGITATUR

Americani Talibanos Afganistaniae accusant, quod Osamae bin Laden, qui de ictibus terroristicis suspectus habetur, refugium dederint, et flagitant, ut illum sibi tradant. Delegatio Pakistaniae, de postulatis Americanorum in Afganistaniam missa, infectis rebus Islamabadam, in urbem Pakistaniae principem, revertit. Etiam Consilium securitatis Nationum Unitarum Talibanos hortatur, ut Osamam ad iudicium dedant. Muhammed Omar, summus sacerdos Talibanorum, dixit suos cum Americanis de ea re consulere paratos esse. Cum hoc propositum ab Americanis reiectum esset, consilium sacerdotum Talibanorum Osamae suasit, ut sponte ex Afganistania abiret.

BELLUM PARATUR

Americani magnam consociationem internationalem contra terrorismum constituere pergunt. Italia, Britannia Germaniaque auxilium militare, si opus esset, promiserunt. Russi cum Americanis consentiunt vim militarem ad terrorismum reprimendum forsitan necessariam esse. Ivan Ivanov, minister a rebus exteris Russorum, de cooperatione Russo-Americana cum ministro Colin Powell Washingtoniae collocutus est. Dubium non esse videtur, quin Americani ictus terroristicos Neo-Eboraci et Washingtoniae factos ulciscantur. Copiis electis imperatum est, ut ad bellum se pararent. Die Mercurii centum aeroplana militaria in stationes apud Sinum Persicum sitas missa sunt, sed ministerium defensionis recusavit, quominus certam metam eorum palam faceret. Minister Donald Rumsfeld monuit omnes rationes contra terroristas eorumque adiutores adhibendas esse neque usum copiarum terrestrium excludi posse. Etiam praesidens Bush de effectu ictuum aeriorum dubitans : "Cui bono est", inquit," contra tentoria denorum dollarorum, eaque vacua, binarum milionum dollarorum rochetas mittere ?"

Nuntios Latinos 21.9.2001 redegit Tuomo Pekkanen

 


 

Les traductions des élèves

Un mardi sinistre

Les vigiles ainsi que d’autres secours, qui ont travaillé sans relâche dans les ruines encore fumantes de Manhattan, ont sauvé cinq pompiers le lendemain de la catastrophe, bien qu’ensuite ils n’aient retrouvé aucun survivant.
Les victimes, dont le nombre grandit de jour en jour, sont estimées à 5640 pour New York et 189 pour Washington. 5422 hommes ont ainsi disparu dans la catastrophe de New York par la force de l’explosion, de sorte que leurs corps n’ont pas encore été retrouvés. Il y avait, parmi les victimes, des hommes originaires d’au moins 60 nations différentes. Les citoyens britanniques qui ont péri étaient entre 250 et 300, les Allemands entre 100 et 200.

Ben Laden livré à la justice

Les Américains accusent les Talibans d’Afghanistan parce qu’ils auraient donné refuge à Ousama Ben Laden, qui est tenu suspect des incendies terroristes, et exigent qu’il soit livré. Une délégation du Pakistan, envoyée en Afghanistan sur la demande des Américains, n’ayant rien pu faire, est retournée à Islamabad, la capitale du Pakistan. Aussi le conseil de sécurité des Nations Unies a exhorté les Talibans à livrer Ben Laden à la justice.
Mohammed Omar, grand chef religieux des Talibans, a décrété que les siens étaient prêts à examiner la question avec les Américains. Comme cette proposition a été rejetée par les Américains, le conseil des chefs des Talibans a intimé à Ben Laden de quitter l’Afghanistan de son plein gré.

La préparation de la guerre

Les Américains continuent à constituer une grande association internationale contre le terrorisme. L’Italie, la Grande-Bretagne et l’Allemagne ont promis une aide militaire, si l’opération avait lieu. Les Russes ont accordé avec les Américains leur force militaire pour réprimer le terrorisme, si c’était nécessaire.
Ivan Ivanov, ministre des affaires étrangères de Russie, a discuté avec le ministre Colin Powell de la coopération Russo-Américaine. Il semble qu’il n’y ait aucun doute que les Américains se vengent des attentats terroristes commis contre les habitants de New York et Washington.
On a commandé aux troupes choisies de se préparer à la guerre. Mercredi, 100 avions militaires ont été envoyés dans les stations situées près du golfe persique, mais le ministère a refusé de dévoiler ses buts.
Le ministre Donald Rumsfeld a fait observer que tous les recours contre les terroristes et leurs alliés devaient être employés et que l’on ne pouvait exclure l’usage des troupes terrestres. Aussi le président Bush, doutant de l’effet des bombardements aériens, déclare : "A quoi bon lancer des missiles à deux millions de dollars sur des tentes à dix dollars certainement vides ? "

 

Traduction faite par les élèves latinistes de 3e2 de Mme Carrion, Collège Le Parc, Aulnay-sous-Bois : Claire Babany, Matthieu Bernardini, Ahcène Boubekki, Delphine Colmant, Aurore Crespin, Marine Dahirel, Margot Delbreuve, Johanna Deveau, Vanessa Furet, Julie Grosland, Raphaëlle Gandolfo, Alizée Hör, Clélia Lelay, Justine Luna, Thomas Rivetti, Eric Siankam.