Lettres
&
Langues et culture de l'Antiquité

Travailler le vocabulaire

20 / 06 / 2007 | le GREID Lettres

 

 

Cette fiche présente deux exercices partant du même texte. Le premier part du texte original et le second du même texte dans lequel on a modifié les mots soulignés. On demande aux élèves de modifier les mots soulignés.

Les élèves doivent être invités à réfléchir au sens du mot qu’ils doivent modifier dans le premier exercice. Cela devrait leur permettre d’enrichir leur vocabulaire en constatant que "rase" peut avoir plusieurs sens distincts, que "rafales" ou "glacées" se rapprochent d’autres mots avec lesquels ils ne se confondent pas tout à fait...

Dans le second exercice, les élèves doivent être invités à trouver le mot qu’ils estiment le plus juste dans le contexte. Il est à noter qu’aucun non-sens n’a été effectué dans le choix des nouveaux mots.

Dans les deux cas, une mise en commun orale est nécessaire pour fixer le sens des nuances, le sens des choix effectués par chacun et les apports du travail du vocabulaire avec un dictionnaire de synonymes.

 

Lis le texte suivant. Utilise le dictionnaire des synonymes de ton traitement de texte pour modifier les mots soulignés.

Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. Devant lui, il ne voyait même pas le sol noir, et il n’avait la sensation de l’immense horizon plat que par les souffles du vent de mars, des rafales larges comme sur une mer, glacées d’avoir balayé des lieues de marais et de terres nues. Aucune ombre d’arbre ne tachait le ciel, le pavé se déroulait avec la rectitude d’une jetée, au milieu de l’embrun aveuglant des ténèbres.

Germinal, Zola

 

Lis le texte suivant. Les mots soulignés ont été modifiés à partir du texte original. Utilise le dictionnaire des synonymes de ton traitement de texte pour modifier les mots soulignés et tenter de retrouver le texte de départ.

Dans la plaine pelée, sous la nuit sans étoiles, d’une noirceur et d’une épaisseur d’encre, un personnage suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. Devant lui, il ne voyait même pas le terrain noir, et il n’avait la sensation du perpétuel horizon mince que par les bouffées du vent de mars, des bourrasques larges comme sur une mer, gelées d’avoir balayé des lieues de marais et de terres découvertes. Aucune image d’arbre ne salissait le ciel, le pavé se déroulait avec la rectitude d’un quai, au milieu de l’embrun égarant des ombres.

Germinal, Zola

 


 

Fil twitter de @DANECreteil

0 | 5 | 10 | 15 | 20