20 jui. 2007

Texte et image : un cours interactif sur le Petit Poucet sous forme de pages web


Objectifs :


A mesure de leur cheminement dans ce cours interactif sous forme de pages web, qui présente l’histoire du Petit Poucet illustrée par Gustave Doré, les élèves apprennent à :

- voir dans quelle mesure l’image éclaire le texte ;

- se rendre compte que l’image illustre un passage très précis du texte ;

- comprendre que l’illustrateur interprète le texte ;

- retrouver dans le texte le passage illustré par l’image

- décrire l’image.


 


Approfondissement (sur le thème de l’ogre) :

- décrire un personnage à partir d’une illustration.


=> Voir le cours


 


Par Caroline d’Atabekian, collège République à Bobigny (93).


 


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Présentation du cours


Les élèves sont invités à ouvrir le navigateur et à se rendre sur l’intranet du collège, dans la rubrique "français", où se trouve [le cours sur le Petit Poucet->http://ww3.ac-creteil.fr/lettres/cms/scripts/poucet/index.php]. Sur la première page figure le début du conte, sans illustration pour le moment. Certains mots, les plus difficiles, sont soulignés en bleu : ce sont les mots "clicables". Un clic sur l’un de ces mots permet d’afficher en haut de la page une indication sur le sens de ce mot (cela peut être une définition, un synonyme, une reformulation). Le principe reste le même sur les autres pages.


Le menu en haut de la page permet aux élèves de naviguer dans le cours. Il apparaît toujours, sauf pour laisser place aux explications lorsque l’on a cliqué sur un mot. Pour revenir au menu, il suffit d’appuyer sur le bouton vert en haut à gauche. Les élèves ne naviguent pas au hasard mais sont guidés par le professeur tout au long du cours.


Le menu fait apparaître nettement le découpage du texte selon le schéma narratif (que les élèves étudient depuis quelques jours) : situation initiale, élément perturbateur et péripéties. Le texte n’est donc pas livré entièrement, puisqu’il manque la fin. Par ailleurs, on verra qu’entre l’élément perturbateur et les péripéties il a été coupé. Pour faire tenir le cours sur une séance sans lasser les élèves, on a supprimé la répétition des passages où les parents cherchent à égarer leurs enfants, passages qui seront remplacés par un bref résumé :"Les parents finissent par réussir à perdre leurs enfants dans le bois. Après avoir longtemps marché, les enfants arrivent devant une maison." Les péripéties commencent donc au moment où les sept frères arrivent devant la maison de l’ogre.


Le menu "Approfondir" est destiné aux élèves qui auront terminé rapidement leur travail. Enfin, le "dictionnaire des synonymes" est accessible à tout moment. Notons que les élèves disposent également sur leur poste d’un dictionnaire électronique classique dont ils ont l’habitude de se servir simultanément avec le navigateur.


Le dictionnaire des synonymes est celui de l’université de Caen, que nous ouvrons ici à l’intérieur d’un cadre pour des raisons évidemment pédagogiques afin que les élèves ne s’égarent pas en ouvrant trop de fenêtres à la fois. Il est accessible à cette adresse :
http://elsap1.unicaen.fr/cherches_b.html


 


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Déroulement de la séance

La situation initiale


Le début du conte, qui apparaît d’abord lorsque l’on ouvre le cours, est lu en classe par le professeur. Les élèves peuvent, pendant la lecture, cliquer sur les mots qui leur paraissent difficiles pour en comprendre le sens. Il ne s’agit pour le moment que de rappeler rapidement la structure d’un conte et de mettre en place les éléments essentiels à la compréhension de la suite : les personnages, le héros, la pauvreté des parents. On vérifie ensuite par quelques questions que l’essentiel a été compris avant de passer à la suite en invitant les élèves à cliquer sur "l’élément perturbateur". A ce stade, qui ne dépasse pas dix minutes après le début de la séance, l’objectif du cours n’a pas encore été défini.

L’élément perturbateur


La suite du texte apparaît alors avec une première illustration de Gustave Doré représentant le bûcheron et la bûcheronne auprès du foyer et le petit Poucet qui se cache pour les écouter. On annonce alors l’objectif de la séance, à savoir l’étude du rapport du texte aux illustrations (ce que l’image apporte au texte et vice-versa). Cette fois on demande aux élèves, pendant la lecture par le professeur, d’observer l’image et de se demander dans quelle mesure elle illustre le texte, ce qu’elle représente.


On pose ensuite quelques questions pour isoler l’élément perturbateur lui-même et vérifier que le texte a été compris (on peut s’arrêter sur quelques mots intéressants : "famine", "fagoter", "ouïr", "escabelle" -ce dernier étant représenté sur l’image-) puis on aborde l’image : qui sont les personnages ? comment le sait-on ? jusqu’à amener les élèves à retrouver le plus d’éléments du texte pris en compte dans l’image, et particulièrement les phrases dans ce passage qui ont inspiré l’illustrateur. Certains élèves auront compris qu’on peut cliquer sur l’image (sinon on l’annonce au moment opportun) pour faire apparaître en couleur à la fois une zone de l’image et la phrase qui lui correspond dans le texte. On peut ainsi cliquer sur les deux personnages au premier plan, ou sur le petit Poucet. C’est l’occasion de montrer que l’illustrateur s’appuie sur des passages précis pour réaliser l’image.


On demande ensuite aux élèves de repérer sur l’image des éléments qu’y a rajoutés l’illustrateur et qui ne figurent pas dans le texte (ici notamment, le chien et le chat). (Une élève à cette occasion a fort justement demandé pourquoi, s’ils étaient pauvres au point d’abandonner leurs enfants, ils ne mangeaient pas les animaux... c’est dire combien l’interprétation de l’illustrateur pouvait être source de confusion !)

Les péripéties


On clique alors sur "Les péripéties". Cette fois, il y a bien une image mais il n’y a plus de texte. Un court questionnaire interactif amène les élèves à observer l’image pour retrouver ensuite dans le texte la phrase qu’elle illustre. Les élèves ne peuvent passer à la question suivante qu’après avoir bien répondu.


Question n°1 : Cette scène se passe :
- dans le bois
- dans la montagne
- dans la forêt.


En fait aucune réponse n’est vraiment fausse dans cette première question, aussi on insistera pour que les élèves lisent ce que leur répond l’ordinateur. Il est tentant par exemple de répondre que l’histoire se passe "dans la forêt", ce qui n’est pas faux, mais on préférera qu’ils disent "dans le bois" puisque c’est le mot utilisé par le bûcheron pour désigner ce lieu dans le texte :"Je suis résolu de les mener perdre demain au bois".


Par ailleurs, sur l’image la pente représentée donne l’impression d’un endroit situé à la montagne. L’élève qui choisit la deuxième réponse pourra lire qu’il s’agit d’une interprétation de l’illustrateur et que le texte ne précise pas que cela se passe à la montagne.


Question n°2 : Quel est l’objet que le père tient à la main ?

- un bâton

- un sabre

- une hache


Il s’agit là de vérifier que l’élève a identifié les personnages : au fond et en tête du cortège, le père, suivi de la mère et des sept frères.


Question n°3 : Pourquoi le père tient-il une hache ?

- Pour tuer ses enfants.

- Parce qu’il est bûcheron.

- Parce que c’est un ogre.


Ici on vérifie que l’élève a compris le texte et ne fait pas d’erreur d’interprétation sur l’image Il s’agit de bien comprendre que les parents ne veulent pas de mal à leurs enfants mais ne peuvent supporter de les voir mourir de faim, et qu’ils ont donné comme prétexte de la promenade en forêt le ramassage du bois (cf. "fagoter").


Le texte apparaît alors. On demande aux élèves de le lire attentivement avant de répondre. La consigne leur indique qu’ils doivent cliquer sur la phrase du texte qui est illustrée par l’image Cet exercice est difficile parce que le temps du récit n’est pas linéaire, la phrase apparaissant en fait après la narration de la scène où les parents abandonnent les enfants : "en marchant il avait laissé tomber le long du chemin les petits cailloux blancs qu’il avait dans ses poches". Mais les élèves peuvent -et doivent- se tromper avant d’arriver à la bonne réponse, car pour chaque phrase sur laquelle ils cliquent ils reçoivent une indication leur expliquant leur erreur pour les mettre sur la voie.


Une fois la phrase trouvée, une consigne apparaît proposant aux élèves de cliquer pour passer à la suite. C’est à ce moment qu’on arrive devant la maison de l’ogre.


La suite du texte apparaît donc illustrée par une image représentant l’ogre en train de tirer de dessous le lit les sept frères qui y avaient été cachés par sa femme, elle même debout à côté du lit et le regardant, accablée.


Tandis que les élèves lisent le texte comme leur invite à le faire la consigne, on leur distribue la [fiche élève->http://ww3.ac-creteil.fr/lettres/cms/scripts/poucet/images/fiche.pdf] préalablement imprimée et photocopiée, sur laquelle ils devront répondre par écrit à des questions sur le texte et l’image. Cette fiche, que l’on ramasse en fin d’heure, permet d’évaluer les acquis de la séance.


Les questions reprennent les activités qui viennent d’être faites et permettent de vérifier que les élèves ont compris le rapport de l’image au texte. La dernière question porte sur les éléments de l’image qui n’apparaissent pas dans le texte (le chapeau).

L’Approfondissement


Les élèves qui ont terminé les questions peuvent passer à l’approfondissement en cliquant sur "Approfondir" dans le menu du haut. Quelques activités autour du thème de l’ogre sont alors proposées. D’abord des illustrations diverses sur l’ogre : une lithographie pour l’affiche du film sur le Petit Poucet, une autre illustration de Gustave Doré et un dessin de Jean-François Millet. On peut cliquer sur les images pour les agrandir. Ces illustrations, très différentes les unes des autres, montrent l’importance de la part d’interprétation du dessinateur.


Suivent quelques questions variées : une question de vocabulaire sur l’étymologie du mot "ogre" (les élèves peuvent consulter le dictionnaire), une question sur les caractéristiques de l’ogre, qui vise à montrer que même si les illustrateurs imaginent diversement leur apparence, il y a tout de même quelques traits communs essentiels sur la nature des ogres dans les contes, à savoir : "ce sont des géants" et "ils mangent les enfants".


On présente alors encore une autre gravure de Gustave Doré représentant l’ogre et l’élève doit choisir grâce à des listes déroulantes un certain nombre de mots qui pourront servir à décrire les différents éléments du personnage (caractéristique générale, son visage, son front, ses traits, ses yeux etc.). Une fois les mots choisis, l’élève clique sur "OK". Un tableau récapitulatif apparaît avec les mots qu’il a choisis, et l’élève doit alors écrire un paragraphe pour décrire l’ogre, en utilisant ces mots.