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Les dix points de vigilance au collège en français / lettres

07 / 10 / 2011 | le GREID Lettres

 

Par Daniel STISSI et Isabelle NAUCHE, IA-IPR Lettres

 

Faire dire

1. Donner la parole aux élèves fréquemment. Tout au long des quatre années de collège, l’apprentissage de l’oral se fonde sur la pratique d’échanges, de débats, sur l’expression d’émotions et de réflexions personnelles. Il passe aussi par la reformulation de la pensée des autres. C’est à ce titre que le travail de l’oral aide à l’acquisition des compétences définies dans les piliers 6 et 7 du socle commun de connaissances et de compétences (« Les compétences sociales et civiques » ; « L’autonomie et l’initiative ») et contribue à l’ouverture à l’autre et à la tolérance.
 
2. Veiller à ce que les élèves s’expriment avec clarté et précision, dans un niveau de langue approprié. Les encourager régulièrement à expliciter leur pensée et à se soucier d’être compris de leur auditoire.
 
3. Mettre donc en place des exercices oraux variés et progressifs qui permettent aux élèves d’améliorer la qualité de l’expression, de travailler la mise en voix, la gestuelle et l’occupation de l’espace. C’est dans ce cadre que prennent place en particulier la récitation (en liaison avec les textes étudiés), la lecture à haute voix, l’exposé, le compte rendu, les échanges organisés.

Faire lire

4. Développer les compétences de lecture pour que l’élève devienne un lecteur autonome :
- Construire des compétences d’analyse et d’interprétation
- Développer l’aptitude à s’interroger sur les effets produits par les textes, leur sens, leur construction et leur écriture
- Privilégier l’accès au sens, prendre en compte la dimension esthétique, permettre la compréhension du monde et de soi.
 
5. Faire pratiquer la lecture analytique : 
Il s’agit de « s’appuyer sur une approche intuitive, sur les réactions spontanées de la classe pour aller vers une interprétation raisonnée ».
Cela signifie qu’il s’agit d’une activité de groupe (Instauration d’une communauté interprétative qui va réguler les interprétations subjectives) mais pas constamment orale : des temps d’écriture et de réflexion individuelle intermédiaires peuvent être aménagés pour préparer le débat commun. Cela suppose que l’enseignant, en amont, s’interroge sur les meilleures démarches, questions, activités pour créer cette interactivité.
Les diverses démarches d’analyse critique et le nécessaire vocabulaire technique sont limités et au service de la compréhension et de la réflexion
Elle peut porter sur des œuvres intégrales ou sur un groupement de textes
Pour étudier une œuvre intégrale : lecture complète préalable, ensuite, en classe, lecture analytique d’extraits combinée avec parcours transversal organisé à partir d’une question ou d’un thème.
 
6. Faire pratiquer la lecture cursive :
La lecture cursive est la lecture personnelle de l’élève, en dehors du temps scolaire ou en classe pour lire des documents complémentaires à l’étude en cours.
- Proposer un choix commenté d’œuvres accessibles, adaptées aux élèves et au projet pédagogique
- Associer le professeur documentaliste à sa démarche
 
7. Montrer que lire des textes (littéraires et documentaires) c’est apprendre à lire le monde qui nous entoure, les autres et soi-même (Dimension sociale et anthropologique de la lecture).
 

Faire écrire

8. Faire acquérir aux élèves par une pratique régulière, continue et variée de l’écriture une conscience claire de leur langue, une connaissance précise et vivante de son fonctionnement, de ses modes de production et de ses effets, ainsi que le goût et le plaisir d’écrire.
Faire étudier systématiquement les faits de langue (lexique, grammaire, orthographe) pour permettre une meilleure maîtrise de l’expression écrite.
L’entraînement à l’écrit porte sur tous les faits de l’écriture, ponctuels ou globaux, qu’il s’agisse d’énoncés brefs - une phrase - ou de textes complets. Il intervient à tout moment dans l’organisation de la classe de français. Toute séance d’analyse de textes littéraires comporte avant la séance, pendant, à la fin ou après, des travaux d’écriture.
 
9. Varier les activités d’écriture. Le résumé ou la reformulation d’un texte lu ou d’un propos entendu, l’invention de débuts ou de suites de textes, les insertions, les imitations, les transformations.
Toutes les formes d’écriture sont encouragées et valorisées par différents modes de diffusion, notamment ceux qui sont liés aux technologies numériques, dont les apports possibles sont en la matière d’une grande richesse.
Les élèves rédigent un texte abouti au moins toutes les trois semaines.
Les exigences attendues sont la correction de l’expression, la cohérence de la composition, le respect des consignes, la richesse et la sensibilité de l’invention.
 
10. L’aide personnalisée doit permettre d’apporter des réponses aux difficultés avérées en lecture, en écriture et en expression orale. Cette aide participe à un travail différencié qui doit se prolonger au sein de la classe.