20 jui. 2007

Objet d’étude : convaincre, persuader et délibérer (1re)

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par
Bernard Martial, professeur au lycée Langevin Wallon
de Champigny-sur-Marne (94)


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Textes

Texte 1 : L’Ecole des Femmes , acte I scène 1, Molière (1662)

Dans L’Ecole des Femmes le personnage d’Arnolphe, honnête bourgeois de quarante-deux ans, ne supporte pas l’émancipation féminine qui apparaît à cette époque sous l’influence des Précieuses. Il rêve d’une femme parfaitement fidèle et soumise à sa volonté. Pour réaliser son idéal, il a choisi il y a treize ans une enfant de quatre ans qu’il a formée à sa « mode ». Dans cette scène d’exposition, il présente à son ami Chrysalde la méthode d’éducation qu’il a mise en œuvre afin d’obtenir une femme selon son cœur : la jeune Agnès...

ARNOLPHE : Epouser une sotte est pour n’être point sot [1]
Je crois, en bon chrétien, votre moitié fort sage ;
Mais une femme habile est un mauvais présage ;
Et je sais ce qu’il coûte à de certaines gens
Pour avoir pris les leurs avec trop de talents.
Moi, j’irais me charger d’une spirituelle
Qui ne parlerait rien que cercle et que ruelle [2],
Qui de prose et de vers ferait de doux écrits,
Et que visiteraient marquis et beaux esprits,
Tandis que, sous le nom du mari de Madame,
Je serais comme un saint que pas un ne réclame ?
Non, non, je ne veux point d’un esprit qui soit haut ;
Et femme qui compose en sait plus qu’il ne faut.
Je prétends que la mienne, en clartés [3] peu sublime.
Même ne sache pas ce que c’est qu’une rime ;
Et s’il faut qu’avec elle on joue au corbillon [4]
Et qu’on vienne à lui dire à son tour : « Qu’y met-on ? »
Je veux qu’elle réponde : « Une tarte à la crème »,
En un mot, qu’elle soit d’une ignorance extrême :
Et c’est assez pour elle, à vous en bien parler,
De savoir prier Dieu, m’aimer, coudre et filer.

CHRYSALDE : Une femme stupide est donc votre marotte [5] ?

ARNOLPHE : Tant, que j’aimerais mieux une laide bien sotte
Qu’une femme fort belle avec beaucoup d’esprit.

CHRYSALDE : L’esprit et la beauté…

ARNOLPHE : L’honnêteté suffit.

CHRYSALDE : Mais comment voulez-vous, après tout, qu’une bête
Puisse jamais savoir ce que c’est qu’être honnête ?
Outre qu’il est assez ennuyeux, que je crois,
D’avoir toute sa vie une bête avec soi,
Pensez-vous le bien prendre, et que sur votre idée
La sûreté d’un front puisse être bien fondée ?
Une femme d’esprit peut trahir son devoir ;
Mais il faut pour le moins qu’elle ose le vouloir ;
Et la stupide au sien peut manquer d’ordinaire,
Sans en avoir l’envie et sans penser le faire.

ARNOLPHE : A ce bel argument, à ce discours profond,
Ce que Pantagruel à Panurge répond[6] :
Pressez-moi de me joindre à femme autre que sotte,
Prêchez, patrocinez[7] jusqu’à la Pentecôte ;
Vous serez ébahi, quand vous serez au bout,
Que vous ne m’aurez rien persuadé du tout.

CHRYSALDE : Je ne vous dis plus mot.

ARNOLPHE : Chacun a sa méthode.
En femme, comme en tout, je veux suivre ma mode.
Je me vois riche assez pour pouvoir, que je crois,
Choisir une moitié qui tienne tout de moi,
Et de qui la soumise et pleine dépendance
N’ait à me reprocher aucun bien ni naissance.
Un air doux et posé, parmi d’autres enfants,
M’inspira de l’amour pour elle dès quatre ans ;
Sa mère se trouvant de pauvreté pressée,
De la lui demander il me vint la pensée ;
Et le bonne paysanne, apprenant mon désir,
A s’ôter cette charge eut beaucoup de plaisir.
Dans un petit couvent, loin de toute pratique[8],
Je la fis élever selon ma politique,
C’est-à-dire ordonnant quels soins on emploirait
Pour la rendre idiote autant qu’il se pourrait.
Dieu merci, le succès a suivi mon attente :
Et grande, je l’ai vue à tel point innocente,
Que j’ai béni le Ciel d’avoir trouvé mon fait[9],
Pour me faire une femme au gré de mon souhait.
Je l’ai donc retirée ; et comme ma demeure
A cent sortes de monde est ouverte à toute heure,
Je l’ai mise à l’écart, comme il faut tout prévoir,
Dans cette autre maison où nul ne me vient voir ;
Et pour ne point gâter sa bonté naturelle,
Je n’y tiens que des gens tout aussi simples qu’elle,
Vous me direz : Pourquoi cette narration ?
C’est pour vous rendre instruit de ma précaution.
Le résultat de tout est qu’en ami fidèle
Ce soir je vous invite à souper avec elle ;
Je veux que vous puissiez un peu l’examiner,
Et voir si de mon choix on me doit condamner.

CHRYSALDE : J’y consens.

ARNOLPHE : Vous pourrez, dans cette conférence,
Juger de sa personne et de son innocence.

CHRYSALDE : Pour cet article-là, que vous m’avez dit
Ne peut…

ARNOLPHE : La vérité passe encore mon récit.
Dans ses simplicités à tous coups je l’admire,
Et parfois elle en dit dont je pâme de rire
L’autre jour (pourrait-on se le persuader ?),
Elle était fort en peine, et me vint demander,
Avec une innocence à nulle autre pareille,
Si les enfants qu’on fait se faisaient par l’oreille.

CHRYSALDE : Je me réjouis fort, Seigneur Arnolphe…

[1] Jeu de mots : c’est pour n’être point sot (cocu) que j’épouse une sotte (innocente).
[2] Endroit où on reçoit en société pour « causer ».
[3] Connaissances.
[4] Jeu de société où on doit répondre à une question par un mot rimant.
[5] Manie.
[6] Pantagruel dit à Panurge : « Prêchez et patrocinez d’ici à la Pentecôte, enfin vous serez ébahi comment rien ne me aura persuadé… » (Rabelais, Tiers Livre, chap. V).
[7] Plaider comme un avocat.
[8] Relation avec les autres.
[9] Mon affaire.

 

Texte 2 : Lettres d’une Péruvienne, XXXIV, Françoise de Graffigny (1747).

Les Lettres d’une Péruvienne furent au milieu du XVIIIe siècle un vrai succès de librairie. Elles connurent plus de quarante éditions en cinquante ans et furent traduites en cinq langues. Reprenant la veine exotique et le style épistolaire employés par Montesquieu dans Les Lettres persanes, (1721) Madame de Graffigny dénonce les travers de la société sous la plume fictive de Zilia, jeune Péruvienne exilée en France, qui écrit à son frère Aza resté au Pérou.

Je ne sais quelles sont les suites de l’éducation qu’un père donne à son fils : je ne m’en suis pas informée. Mais je sais que du moment que les filles commencent à être capables de recevoir des instructions, on les enferme dans une maison religieuse, pour leur apprendre à vivre dans le monde ; que l’on confie le soin d’éclairer leur esprit à des personnes auxquelles on ferait peut-être un crime d’en avoir, et qui sont incapables de leur former le cœur qu’elles ne connaissent pas.

Les principes de la religion, si propres à servir de germe à toutes les vertus, ne sont appris que superficiellement et par mémoire. Les devoirs à l’égard de la divinité ne sont pas inspirés avec plus de méthode. Ils consistent dans de petites cérémonies d’un culte extérieur, exigées avec tant de sévérité, pratiquées avec tant d’ennui, que c’est le premier joug dont on se défait en entrant dans le monde, et si l’on en conserve encore quelques usages, à la manière dont on s’en acquitte, on croirait volontiers que ce n’est qu’une espèce de politesse que l’on rend par habitude à la divinité.[…]

Régler les mouvements du corps, arranger ceux du visage, composer l’extérieur, sont les points essentiels de l’éducation. C’est sur les attitudes plus ou moins gênantes de leurs filles que les parents se glorifient de les avoir bien élevées.[…]

Quand tu sauras qu’ici l’autorité est entièrement du côté des hommes, tu ne douteras pas, mon chez Aza, qu’ils ne soient responsables de tous les désordres de la société. Ceux qui, par une lâche indifférence, laissent suivre à leurs femmes le goût qui les perd, sans être les plus coupables, ne sont pas les moins dignes d’être méprisés ; mais on ne fait pas assez d’attention à ceux qui, par l’exemple d’une conduite vicieuse et indécente, entraînent leurs femmes dans le dérèglement, ou par dépit ou par vengeance. Et en effet, mon cher Aza, comment ne seraient-elles pas révoltées contre l’injustice des lois qui tolèrent l’impunité des hommes, poussée au même excès que par leur autorité ? Un mari, sans craindre aucune punition, peut avoir pour sa femme les manières les plus rebutantes, il peut dissiper en prodigalités, aussi criminelles qu’excessives, non seulement son bien, celui des enfants, mais même celui de la victime qu’il fait gémir par l’indigence, par une avarice pour les dépenses honnêtes, qui s’allie très communément ici avec la prodigalité. Il est autorisé à punir rigoureusement l’apparence d’une légère infidélité, en se livrant sans honte à toutes celles que le libertinage lui suggère. Enfin, mon cher Aza, il semble qu’en France les liens du mariage ne soient réciproques qu’au moment de la célébration, et que dans la suite les femmes seules y doivent être assujetties.

Je pense et je sens que ce serait les honorer beaucoup de les croire capables de conserver de l’amour pour leur mari, malgré l’indifférence et les dégoûts dont la plupart sont accablées. Mais qui peut résister au mépris ?

 

Texte 3 : L’éducation des filles, Voltaire (1761)

- MELINDE : Eraste sort d’ici, et je vous vois plongée dans une rêverie profonde. Il est jeune, bien fait, spirituel, riche, aimable, et je vous pardonne de rêver.

- SOPHRONIE : Il est tout ce que vous dites, je l’avoue.

- MELINDE : Et de plus, il vous aime.

- SOPHRONIE : Je l’avoue encore.

- MELINDE : Je crois que vous n’êtes pas insensible pour lui.

- SOPHRONIE : C’est un troisième aveu que mon amitié ne craint point de vous faire.

- MELINDE : Ajoutez-y un quatrième ; je vois que vous épouserez bientôt Eraste.

- SOPHRONIE : Je vous dirai, avec la même confiance, que je ne l’épouserai jamais.

- MELINDE : quoi ! votre mère s’oppose à un parti si sortable ?

- SOPHRONIE : Non, elle me laisse la liberté du choix ; j’aime Eraste et je ne l’épouserai pas.

- MELINDE : Et quelle raison pouvez-vous avoir de vous tyranniser ainsi vous-même ?

- SOPHRONIE : La crainte d’être tyrannisée. Eraste a de l’esprit, mais il l’a impérieux et mordant ; il a des grâces, mais il en ferait bientôt usage pour d’autres que pour moi : je ne veux pas être la rivale d’une de ces personnes qui vendent leurs charmes, qui donnent malheureusement de l’éclat à celui qui les achète, qui révoltent la moitié d’une ville par leur faste, qui ruinent l’autre par l’exemple, et qui triomphent en public du malheur d’une honnête femme réduite à pleurer dans la solitude. J’ai une forte inclination pour Eraste, mais j’ai étudié son caractère ; il a trop contredit mon inclination : je veux être heureuse ; je ne le serais pas avec lui ; j’épouserai Ariste, que j’estime, et que j’espère aimer.

- MELINDE : Vous êtes raisonnable pour votre âge. Il n’y a guère de filles que la crainte d’un avenir fâcheux empêche de jouir d’un présent agréable. Comment pouvez-vous avoir un tel empire sur vous-même ?

- SOPHRONIE : Ce peu de raison, je le dois à l’éducation que m’a donnée ma mère. Elle ne m’a point élevée dans un couvent, parce que ce n’était pas dans un couvent que j’étais destinée à vivre. Je plains les filles dont les mères ont confié la première jeunesse à des religieuses, comme elles ont laissé le soin de leur première enfance à des nourrices étrangères. J’entends dire que dans ces couvents, comme dans la plupart des collèges où les jeunes gens sont élevés, on n’apprend guère que ce qu’il faut oublier pour toute sa vie ; on ensevelit dans la stupidité les premiers de vos beaux jours. Vous ne sortez guère de votre prison que pour être promise à un inconnu qui vient vous épier à la grille ; quel qu’il soit, vous le regardez comme un libérateur, et, fût-il un singe, vous vous croyez trop heureuse : vous vous donnez à lui sans le connaître ; vous vivez avec lui sans l’aimer. C’est un marché qu’on a fait sans vous, et bientôt après les deux parties se repentent.

Ma mère m’a crue digne de penser de moi-même, et de choisir un jour un époux moi-même. Si j’étais née pour gagner ma vie, elle m’aurait appris à réussir dans les ouvrages convenables à mon sexe ; mais, née pour vivre dans la société, elle m’a fait instruire de bonne heure dans tout ce qui regarde la société ; elle a formé mon esprit, en me faisant craindre les écueils du bel esprit ; elle m’a menée à tous les spectacles choisis qui peuvent inspirer le goût sans corrompre les mœurs, où l’on étale encore plus les dangers des passions que leurs charmes, où la bienséance règne, où l’on apprend à penser et à s’exprimer. La tragédie m’a paru souvent l’école de la grandeur d’âme ; la comédie, l’école des bienséances ; et j’ose dire que ces instructions, qu’on ne regarde que comme les amusements, m’ont été plus utiles que les livres. Enfin, ma mère m’a toujours regardée comme un être pensant dont il fallait cultiver l’âme, et non comme une poupée qu’on ajuste, qu’on montre, et qu’on renferme le moment d’après.

 

Texte 4 : Emile, V, Jean-Jacques Rousseau (1762)

Non content de s’opposer à la « civilisation », Rousseau réagit contre le courant féministe qui « sévit » au XVIIIe siècle dans les salons de Madame du Châtelet ou Madame du Deffand. Il entend réhabiliter les valeurs de la famille mises à mal par l’individualisme de son époque et affirme sans vergogne que pour la garder conforme à sa « nature », il faut éduquer la femme à être au service de l’homme. Dans le dernier livre de l’Emile dont ce texte est extrait, Rousseau aborde la question de l’éducation des filles, à travers le personnage de Sophie. La jeune fille, aimable et polie en société, excellente ménagère, gracieuse, modeste, vertueuse, a été élevée pour former avec « l’homme nature » qu’incarne Emile, le couple idéal.

La femme est faite spécialement pour plaire à l’homme ; si l’homme doit lui plaire à son tour, c’est d’une nécessité moins directe, son mérite est dans sa puissance, il plaît par cela seul qu’il est fort. Ce n’est pas ici la loi de l’amour, j’en conviens ; mais c’est celle de la nature, antérieure à l’amour même. Cultiver dans les femmes les qualités de l’homme et négliger celles qui leur sont propres, c’est donc visiblement travailler à leur préjudice : les rusées le voient trop bien pour en être les dupes ; en tâchant d’usurper nos avantages elles n’abandonnent pas les leurs ; mais il arrive de là que, ne pouvant bien ménager les uns et les autres, parce qu’ils sont incompatibles, elles restent au-dessous de leur portée sans se mettre à la nôtre, et perdent la moitié de leur prix. Croyez-moi, mère judicieuse, ne faites point de votre fille un honnête homme, comme pour donner un démenti à la nature ; faites-en une honnête femme, et soyez sûre qu’elle en vaudra mieux pour elle et pour nous.

L’inconstance des goûts leur [1] est aussi funeste que leur excès, et l’un et l’autre leur vient de la même source. Ne leur ôtez pas la gaieté, les ris, le bruit, les folâtres jeux, mais empêchez qu’elles se rassasient de l’un pour courir à l’autre, ne souffrez pas qu’un seul instant de leur vie elles ne connaissent plus de frein. Accoutumez-les à se voir interrompre au milieu de leurs jeux et ramener à d’autres soins sans murmurer. La seule habitude suffit encore en ceci, parce qu’elle ne fait que seconder la nature.

Il résulte de cette contrainte, une docilité dont les femmes ont besoin de toute leur vie, puisqu’elles ne cessent jamais d’être assujetties ou à un homme ou aux jugements des hommes, et qu’il ne leur est jamais permis de se mettre au-dessus, de ces jugements. La première et la plus importante qualité d’une femme est la douceur ; faite pour obéir à un être aussi imparfait que l’homme, souvent si plein de vices, et toujours si plein de défauts, elle doit apprendre de bonne heure à souffrir même l’injustice, et à supporter les torts d’un mari sans se plaindre ; ce n’est pas pour lui, c’est pour elle qu’elle doit être douce : l’aigreur et l’opiniâtreté des femmes ne font jamais qu’augmenter leurs maux et les mauvais procédés des maris ; ils sentent que ce n’est pas avec ces armes-là qu’elles doivent les vaincre. Le ciel ne les fit point insinuantes et persuasives pour devenir acariâtres ; il ne les fit point faibles pour être impérieuses ; il ne leur donna point une voix si douce pour dire des injures ; il ne leur fit point des traits si délicats pour les défigurer par la colère. Quand elles se fâchent, elles s’oublient ; elles ont souvent raison de se plaindre, mais elles ont toujours tort de gronder. Chacun doit garder le ton de son sexe ; un mari trop doux peut rendre une femme impertinente ; mais, à moins qu’un homme ne soit un monstre, la douceur d’une femme et triomphe de lui tôt ou tard.

Justifiez toujours les soins que vous imposez aux jeunes filles, mais imposez leur en toujours. L’oisiveté et l’indocilité sont les deux défauts les plus dangereux pour elles et dont on guérit le moins quand on les a contractés. Les filles doivent être vigilantes et laborieuses ; ce n’est pas tout ; elles doivent être gênées[2] de bonne heure. Ce malheur [3], si c’en est un pour elles, est inséparable de leur sexe, et jamais elles ne s’en délivrent que pour en souffrir de bien plus cruels. Elles seront toute leur vie asservies à la gêne la plus continuelle et la plus sévère, qui est celle des bienséances : il faut les exercer d’abord à la contrainte, afin qu’elle ne leur coûte jamais rien, à dompter toutes leurs fantaisies pour les soumettre aux volontés d’autrui. Si elles voulaient toujours travailler on devrait quelquefois les forcer à ne rien faire. La dissipation, la frivolité, l’inconstance sont des défauts qui naissent aisément de leurs premiers goûts corrompus et toujours suivis. Pour prévenir cet abus apprenez-leur surtout à se vaincre.

[1] Aux femmes.
[2] Pleines de pudeur, en retrait, elles doivent se comporter selon les règles de la bienséance.
[3] Le fait pour les femmes d’être « gênées ».

 

Ecriture

I. PREMIERE PARTIE : QUESTIONS COMMUNES (5 points)

Vous répondrez aux questions suivantes en prenant appui sur les textes du corpus.

  • Quels sont les points de vue des différents protagonistes de ces textes sur l’éducation des filles (personnages et auteurs) ? (2 points)

  • Comment (et par qui) le point de vue féminin est-il exprimé dans les textes ? (3 points)

 

II. SUJET AU CHOIX :

Vous traiterez l’un des trois sujets.

Sujet 1 : Commentaire

Vous ferez le commentaire du texte n° 1 (Molière) en suivant le parcours de lecture suivant :

  • une scène d’exposition de comédie

  • les idées d’Arnolphe

  • confrontation de caractères.

 

Sujet 2 : Dissertation

A partir des textes du corpus et de vos lectures personnelles, vous direz si la littérature peut servir à faire évoluer les idées en matière d’éducation.

 

Sujet 3 : Invention

A la manière de Molière ou de Voltaire, imaginez un dialogue théâtral entre deux jeunes gens d’aujourd’hui sur l’éducation des filles.

 

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